Anna (G. et J. Ledoux/Blankass)

On peut parler à coeur fermé
On peut se remettre à penser
Et si le k.o. m'a frôlé, tu vois
Moi je suis toujours là


J'ai failli marcher dans tes filets
Et tes milliers de pièges posées
Mais le feu qui t'a vu danser
N'était rien devant moi

Rien qu'un tracas

Anna
C'est juste un éclat de verre en moi
Et ça ne tue pas
Anna
c'est juste un éclat, un coup à froid
N'y crois pas

 

Et si la faim m'a tutoyé
Tu vois je suis juste éraflé
Par ces quelques balles mal tirées
Tu tremblais de m'avoir touché


Mais tous les regrets qu'on a montrés
Et tous les pardons qu'on s'est faits
Ne m'importaient pas car mes plaies
N'était rien que du vent, rien de bien grand

 

Anna
C'est juste un éclat de verre en moi
Et ça ne tue pas
Anna
c'est juste un éclat, un coup à froid
N'y crois pas

Anna, Anna, n'y crois pas

 

Anna
C'est juste un éclat de verre en moi
Et ça ne tue pas
Anna
c'est juste un éclat, un coup à froid
N'y crois pas

 

Another brick in the wall   (Pink Floyd)

 

We don't need no education
We don't need no thought control
No dark sarcasm in the classroom
Teachers leave the kids alone
Hey teacher leave us kids alone
All in all it's just another brick in the wall
All in all you're just another brick in the wall

We don't need no education
We don't need no thought control
No dark sarcasm in the classroom
Teachers leave the kids alone
Hey teacher leave us kids alone
All in all you're just another brick in the wall
All in all you're just another brick in the wall

C'est moi (G. et J. Ledoux/Blankass)

Comment te parler de moi
On s'est connu quand tu es né
Et j'étais déjà bien en toi ce jour là
Je n'ai pas de nom
Mais tant d'années à me nourrir de toi
Je te servirai, tu en auras besoin


Est-ce que tu sens mes dents serrer ton coeur à l'intérieur ?
Est-ce que tu sens frapper sur les parois ?
Surtout ne t'inquiète pas pour ça
Je ne te dérangerai pas
Mais je te ferai juste oser les combats

Je suis du vent, du mauvais temps
Des larmes et des embruns
Et j'ai tant de visages à travers le tien
Je prends la main qui veut bien assomer les chagrins
Briser les liens ou attaquer les trains

Et c'est moi qui dit non
Tout au fond de ton âme
Je suis de ce qui monte en toi quand rien ne va

Et moi je suis venu chez toi
Pour occuper des lieux fermés
En passager qui voudrait te sauver

J'ai marché sur des forteresses
J'ai renversé des rois
Quand tu cries, celui qui parle c'est moi
Derrière la colère et l'espoir, le devoir et l'envie
C'est moi qui suis caché, qui te conduis
Je suis l'esprit qu'on réveille

A trop longtemps se priver
Je suis de tous les conflits

Et quand les révoltes sont là
C'est moi qui parle à chaque fois

Comment te parler de moi

On s'est connu quand tu es né
Je suis comme un alien allié

Moi je suis là pour toi
Moi je suis là pour toi

 

La croisée (G. et J. Ledoux/Blankass)

 

Es-tu déjà passé par la croisée des hasards

Pour oublier le mot prévoir, faire déraper l'histoire.

Ca fait peur aux plus vaillants,

Lorsqu'on n' entend au dedans que le bruit du hasard.

 

Se plaire à déchirer les plans, prendre au premier tournant.

Se laisser porter par le vent, rester debout pourtant.

Ca fait trembler les héros,

Voir se casser les couteaux sur les fruits du hasard,

Les fruits des grands soirs.

 

A la croisée des grands soirs, à la croisée des grands soirs.

 

Moi j'irais bien m'y frotter, j'irais bien m'oublier.

Mais sauras-tu m'accompagner, et marcher sans rien voir.

A la croisée des hasards.

Auras-tu peur de l'esprit et des cris des grands soirs.

Les bruits des grands soirs.

 

A la croisée des grands soirs, à la croisée des grands soirs.

 

Dis-moi par hasard...

Dis-moi par hasard, est-ce que ton coeur a séché.

Est-ce que tu sais pleurer. Dis-moi pourquoi tu n'entends pas

Tous les bruits des grands soirs,

Les cris des grands soirs.

 

A la croisée des grands soirs, à la croisée des grands soirs.

A la croisée des grands soirs, à la croisée des grands soirs.

Ad lib.

L'étage (G. et J. Ledoux/ Blankass)

Enfin le jour est là
Moi je préfère ça
On sent mieux les couleurs
On sent mieux les saveurs
Et j'aime ça

On est là pour le dire
On est là pour l'écrire
Que chez nous c'est comme ça
Qu'on ait le droit ou pas, on est là

Ce qu'on est c'est un étage
Où le mélange est roi
Ce qu'on est c'est un autre âge
On est tout à la fois
Ce qu'on est c'est un étage
Où le mélange est roi
Ce qu'on est c'est un autre âge
On est tout à la fois

J'espère qu'on gardera

Nos accents dans la voix
J'espère qu'on restera
Des jumeaux différents
Toi et moi

Quand on parle tous deux
De nos lèvres ou nos yeux
Tu vois bien qu'on se croit
Qu'on se ressemble ou pas, on est là

Ce qu'on est c'est un étage
Où le mélange est roi
Ce qu'on est c'est un autre âge
On est tout à la fois
Ce qu'on est c'est un étage
Où le mélange est roi
Ce qu'on est c'est un autre âge
On est tout à la fois

On est ça, ce qu'on a
Ca nous va, tout à la fois
Chaud ou froid, ce qu'on a
Ca nous va, tout à la fois

On aura ces moments
Où se forgent les frères
On en aura du temps

pour échanger de l'air
Etre ça

Ce qu'on est c'est un étage
Où le mélange est roi
Ce qu'on est c'est un autre âge
On est tout à la fois
Ce qu'on est c'est un étage
Où le mélange est roi
Ce qu'on est c'est un autre âge
On est tout à la fois

L'homme-fleur ( G. et J. Ledoux/Blankass)

Ho dis-moi comment fais-tu pour me voir
Moi qui suis bien transparent
Allez dis-moi toi qui viens du fond des temps
Ce qu'on va perdre à voir trop grand


Par toi je sais la culture c'est pour la gloire
C'est le savoir qui fait l'histoire
Apprends-moi, tout est si simple avec toi
A retrouver mes premiers pas

Apprends-moi le vrai
Apprends-moi le moins
Rien qu'être un humain
Rien entre les mains
Apprends-moi le vrai
Fais m'en savoir le moins
Rien qu'être un humain
Apprends-moi la fin

Toi tu crois qu'on nomme encore nos vaisseaux
Le Terrible ou Le Roi Des Flots
Ho j'aimerais porter le nom d'un danger
Et pas celui d'un banquier
En moi tu sais toutes ces couleuvres avalées
Apprends-moi à recracher

 

Apprends-moi le vrai
Apprends-moi le moins
Rien qu'être un humain
Rien entre les mains
Apprends-moi le vrai
Fais m'en savoir le moins
Rien qu'être un humain
Apprends-moi la fin

 

Hé dis-moi comment fais-tu pour me voir
Moi qui ne vis qu'au présent
Allez dis-moi comment fais-tu pour me croire
Toi qui n'écoutes que le chant du vent

 

Apprends-moi le vrai
Apprends-moi le moins
Rien qu'être un humain
Rien entre les mains
Apprends-moi le vrai
Fais m'en savoir le moins
Rien qu'être un humain
Apprends-moi la fin
Bis

 

Je suis l'homme qui ne voit pas
Je suis l'homme qui ne pense pas
Je suis l'homme qui ne croit pas
Je suis l'homme qui ne vis pas

Je reste ( G. et J. Ledoux/Blankass)

Il n'est pas si tard tu sais
On pourrait encore trouver
Un petit rien d'humanité
Je reste pour essayer

Je reste pour sauver ce qui reste
De tout ce qu'on a été
Je prendrai tout le temps qu'il nous reste
Au moins pour essayer

On va pas se coucher sur ce qu'on a fait
On va pas se lâcher sans recommencer

Tout reste à relever

Je sais qu'ici c'est le désert
Le désert et l'hiver
Qu'on à bu trop de dernier verres

Mais reprenons de l'air
Et tout remballer pour se barrer
C'est pas vraiment lutter
Je ne suis pas du genre à m'arrêter
Je reste pour continuer

On va pas se coucher sur ce qu'on a fait
On va pas se lâcher sans recommencer

Tout reste à relever

On crée le vide quand on le fuit
On nourrit l'ennemi
Je suis pas du genre à l'oublier
Je reste pour y penser

Tout reste à relever

Tout reste à aimer
Tout reste à aimer
Tout reste à aimer

Les miens (G. et J. Ledoux/Blankass)

On dirait bien qu'on est fait pour s'entendre au bon endroit
Un petit rien, je pourrais me vendre un peu mieux parfois
Je sais tout ça, tu peux faire de l'or en changeant ma voix
Ne m'en veux pas, j'ai juste un défaut qui me tient

La seule envie qui me vient
La seule idée qui me vient

Je parle des miens
Je parle des miens
De près ou de loin
Moi je parle des miens

Dans les refrains, tous les yeux des filles ont le bleu des mers
Et dans les miens, on verrait plutôt le ciel à l'envers
Les percés, les tatoués, les énervés, les doux rêveurs sont là
Ne m'en veux pas, mais parmis ceux-là je vais bien

Je parle des miens
Je parle des miens
De près ou de loin
Moi je parle des miens
Je parle des miens
Je n'ai pas d'autre bien
Je parle des miens
Moi je parle des miens

 

Ne m'en veux pas, si je n'épouse pas tes règles et ta foi
Tous tes quotas, tes formats, ton style et tes chanteuses à voix
Qui font si bien leur Chalalalalalalalala
Ne m'en veux pas : j'y tiens, j'en rêve et j'y reviens

 

Je parle des miens
Je parle des miens
De près ou de loin
Moi je parle des miens
Je parle des miens
Je n'ai pas d'autre bien
Je parle des miens
Moi je parle des miens

 

La seule envie qui me vient
La seule idée qui me vient

Je parle des miens
Je parle des miens
De près ou de loin
Moi je parle des miens
Je parle des miens
Je n'ai pas d'autre bien
Je parle des miens
Moi je parle des miens

Mondial idée (G. et J. Ledoux/Blankass)

Je suis né dans le monde entier
J’ai la même bouche et les mêmes idées
Que tous ceux de la ronde à qui l’on fait penser
Qu’en allant voir en haut, on aurait de quoi rêver

Éclatées les visions d’égalité, l’amour gratuit
Et les sourires donnés
L’art me plait, ça peut rapporter
C’est des fringues usées mais des bagnoles dorées
La classe c’est délaisser ce qui lasse
On a de quoi rêver…

Départ donné
Le rêve à brader
Le monde à dealer
Sans larme couler
Mais garder pensée
En mondiale idée
Si glisser, tomber
Et larmes couler

Alors j’ai changé ma vie en vœu
Une seule quête, évidemment essoufflée
Perdue  d’avance, touchée coulée
Et j’ai pensé : j’avais de quoi rêver…

J’ai craché sur ceux que j’aimais
Et là j’ai tourné, tourné, tourné
Comme un raté, j’ai fini par trouver
La crasse que je voulais m’éviter
En pleine défaite, en pleine tempête,
J’avais de quoi rêver…

Départ donné
Le rêve à brader
Le monde à dealer
Sans larme couler
Mais garder pensée
En mondiale idée
Si glisser, tomber
Et larmes couler

Et puis le temps passe, et puis le vent se casse
On se remet à bien aimer ce qu’on est
Avouer que tout n’est pas si trash et
Qu’à bien regarder, on a de quoi rêver

 

Mater les inconnus s’enlacer,
Aimer le bruit de la rue l’été
Et puis les verres qu’on s’autorise au matin
Un brin de locale au parfum
Si doux qu’on retrouve le goût du flou
Le goût de penser
Qu’on a de quoi rêver…

Départ donné
Le rêve à brader
Le monde à dealer
Sans larme couler
Mais garder pensée
En mondiale idée
Si glisser, tomber
Et larmes couler

Pour la lumière (G. et J. Ledoux/Blankass)

Ce qu’il fait chaud chez vous
On y croyait qu’à peine
Ca nous rosit les joues
Et ça donne des ailes
Les feux sur les trottoirs
Et les phares dans les rues
On est ici pour voir

Ce qu’on a jamais vu

 

Et on est pas venu
Vous apporter des ombres
On est pas là non plus
Pour casser du vieux monde
On a rien sur les pieds
Et les pieds dans la tombe
Mais on a la fierté
On est venu surtout…

 

Pour la lumière
Pour y goûter un peu
Pour la lumière
Pour en toucher un peu
Pour en toucher un peu

 

On vient pas pour mendier
Ni pour croiser le fer
Ou bien pour achever
Les chevaux de vos pères
On voulait regarder,
Visiter le cratère
On voulait s’approcher
De ce qui vous éclaire …

On va pas s’épancher
Remballez vos grands airs
Gardez vos vies rangées
Et nous notre mystère
On vient juste allumer
Nos yeux au réverbère
Arrêtez de trembler
On vient de loin derrière …

Pour la lumière
Pour y goûter un peu
Pour la lumière
Pour en toucher un peu
Pour en toucher un peu

Et pourtant vous avez
Presque aussi peur que nous
Vous devant nos haillons
Nous devant vos bijoux
Vos villes c’est du néon
Si facile à brancher
Les nôtres des bidons,
De la tôle ondulée

On vient pour visiter
On peut sûrement passer
Un moment sans pitié
Un moment partagé
On a dû s’accrocher
Pour passer les rivières
On a voulu marcher
Et traverser les terres…

 

Pour la lumière
Pour y goûter un peu
Pour la lumière
Pour en toucher un peu
Pour en toucher un peu  

Roule (G. et J. Ledoux/Blankass)

L' ennui est à nos trousses
Et j'aimerais pas qu'il nous rattrape
Il faut rouler pour le semer
Oh veux-tu bien accélérer ?


Il y'a l'ennui qui nous suit
Et là j'ai vraiment pas envie
De faire partie de son dîner
De faire partie de ses amis

Tu veux savoir pourquoi je roule
Dans un camion le sac en boule
C'est pas pour tuer le passé
Ni pour effacer les pensées

Mais je roule à vouloir me griser
Sentir mes yeux se mouiller
La tête qui commence à tourner
Je roule à dépasser le vent
A dépasser le vent...

Pour retrouver l'endroit perdu
Et puis le goût du vin volé
Et puis la brûlure d'un été
Et puis simplement pour rouler

Alors regarde au bord des routes
Tu les verras les faux amis
Ils te demandent de t'arrêter
Ce sont les soucis et les doutes

Ils sont habillés de sérieux
Et moi je roule pour éviter
De les trouver dans le passage
De les trouver dans mes bagages

Surtout ne les fais pas monter
Si tu veux continuer la route
Si tu veux dépasser l'ennui
Oh dépasser l'ennui
Si tu veux dépasser l'ennui
Oh dépasser l'ennui

Sur la branche (G. Ledoux et B. Marande/Blankass)

A deux sur la branche
Est-ce qu'on restera ?
Moi je sais pas

A deux sur la tranche
Est-ce qu'on se tiendra ?
Moi je crois pas

Qu'on puisse allumer
Un feu sans y toucher

A trop se braquer
Ne pas s'approcher

On va tomber
Il faudrait trouver
Un lieu sans secret
Juste au milieu

Ca plie sans craquer
On pourrait s'en tirer
Ne pas tomber

A deux sur la place

Il faudra s'aimer
Moi je veux bien
Faire tomber la glace
Qu'on a fabriquée
Pour rien...

...A faire qu'à serrer
Nos mains pour se sauver
Ne pas tomber