Mon drapeau 

 

Mon drapeau est fait de milliers de morceaux,

du plus drôle au plus beau.

Mon drapeau ressemble à tous mes idéaux,

c'est mon sac sur le dos.

 

Je suis fils de l'air ou bien Django

Charmeur et lanceur de couteaux

Je peux pour te plaire être Corto.

Il faut du cran, il faut le temps,

D'être un géant.

 

Moi je vis sur un fil au fond de tes yeux,

sous les ponts, sous les cieux.

J'ai pensé qu'on pouvait sans craindre les dieux,

être libre pour tous ceux,

 

Qui n'ont que le rève d'être Django

Charmeur et lanceur de couteaux

Je peux pour te plaire être Corto.

Il faut du cran, il faut le temps,

D'être un géant.

 

J'ai tant de mystères à vous chanter,

trainés tout au long des années.

Au bord des rivières, je veux marcher.

Il faut du cran, il faut du temps.

 

Je suis fils de l'air ou bien Django

Charmeur et lanceur de couteaux

Je peux pour te plaire être Corto.

Il faut du cran, il faut le temps,

D'être un géant.

 

 

 

Fatigué   

 

Descendre dans la rue, se mettre à gueuler,

descendre l'avenue jusqu'ici.

Faire entendre nos voix, la liberté,

sais-tu combien de temps ça nous a pris.

 

Y a tant de choses que tu n'as jamais comprises,

une usine, une vie qui se brise.

Quelques cons délocalisent, tout va bien,

toi tu ne dis jamais rien.

 

Mais je suis fatigué

alors laisse tomber

Oh je suis fatigué

 

Hier tu m'as dit que je n'avais pas pleuré,

je n'en ai pas dormi de la nuit.

Suis-je vraiment ce mec fatigué qui t'ennuie,

qui n'apporte plus grand chose à ta vie.

 

Il y a tant de choses qui ne t'ont jamais touché,

un fusil, une rose, un pavé.

Quelques cons qui te méprisent, tout va bien,

tu ne fais jamais rien.

 

Mais je suis fatigué

alors laisse tomber

Mais je suis fatigué

alors laisse tomber

Oh je suis fatigué

adlib

 

 

 

Qui que tu sois  

 

Un jour la pluie tombera et je pourrais retrouver

le goût passé des années qui sentaient le danger.

Je ne sais pas quand, mais je verrai venir cet instant.

Je veux te parler de tout ce qu'on a oublié.

Et retrouver ta voix qui m'emmenait loin de moi,

qui déchirait les nuits où l'on faisait n'importe quoi.

 

Reste avec moi

Reste avec moi

Qui que tu sois

Reste avec moi

 

On avait tant de chaleur à mélanger sans penser.

Nous on aimait tant s'égarer dans des chemins piégés.

Le goût des ennuis me manque bien souvent aujourd'hui.

Je veux te parler des jeux qui nous faisaient trembler.

On a perdu le plan de la machine à perdre du temps.

Rien n'est plus comme avant, j'en crève encore en m'endormant.

 

Reste avec moi

Reste avec moi

Qui que tu sois

Reste avec moi

 

Regarde ces visages autour de moi,

ces gens qui ne me voient pas, ne parlent pas.

Moi je n'ai que toi.

 

Un jour peut-être on reverra ce qu'on a perdu.

La fleur des rues, mon coeur n'a jamais disparu.

On était si beaux, on aurait fait pleurer les corbeaux.

Je veux te parler de tout ce qu'on a oublié.

 

Reste avec moi

Reste avec moi

Qui que tu sois

Reste avec moi

adlib

 

 

 

Au Costes à côté 

 

Ouais, je sais t'es en déj. et tu peux pas parler.

Le deal a commencé, les contrats sont négociés.

T'es au Costes à côté, moi je ne suis pas très loin,

sur le trottoir d'en bas, au café juste au coin.

 

Ca sent bon la canaille et les jeux à gratter,

les sandwiches à dix balles, le sourire assuré.

Et c'est là que je t'attends, si jamais tu m'entends.

Si tu veux m'aborder, il faudrait décoster.

 

A t'attendre à côté

J'ai l'impression d'être mis de côté

Au propre, au figuré,

Je suis carrément à côté

A t'attendre à côté

J'ai l'impression d'être mis de côté

Au propre, au figuré,

Je suis carrément à côté

Carrément à côté, complétement.

 

T'es au Costes à côté, et tu peux pas capter.

Les mannequins, le beau monde, brouillent sûrement les ondes.

Je vais pas t'emmerder, je peux bien patienter.

Bientôt dans les forêts, nous irons nous étendre.

 

Moi, j'ai jamais aimé les repas pour parler,

les crevettes à vingt sacs, les tomates en sorbet.

Peut-être es-tu tombée dans les yeux délavés

d'un footballeur, acteur, d'un cycliste, chanteur.

 

A t'attendre à côté

J'ai l'impression d'être mis de côté

Au propre, au figuré,

Je suis carrément à côté

A t'attendre à côté

J'ai l'impression d'être mis de côté

Au propre, au figuré,

Je suis carrément à côté

Carrément à côté, complétement.

 

T'es au Costes à côté, et chez moi c'est la nuit.

L'éclat des lieux branchés n'arrive pas jusqu'ici.

Je crois que je vais ouvrir la porte du café,

retrouver le soleil, toute ma clarté.

 

Je ne vais plus t'attendre, je prendrai des chemins

que du Costes à côté, on a jamais imaginés,

on a jamais imaginés.

 

A t'attendre à côté

J'ai l'impression d'être mis de côté

Au propre, au figuré,

Je suis carrément à côté

A t'attendre à côté

J'ai l'impression d'être mis de côté

Au propre, au figuré,

Je suis carrément à côté

Carrément à côté.

 

 

 

Le passage

 

Sur les bords de notre histoire,

J'ai trouvé le passage.

Qui nous mène au premier soir,

juste avant les naufrages.

 

Avant toi

avant moi,

l'éclat du ciel autrefois.

Tu verras,

tout arrive encore une fois.

 

Tout est calme en cet endroit,

le feu n'existe pas.

L'homme a fait ses premiers pas,

avant les mauvais choix.

 

Tout est là,

près de toi

Si tu prends le passage avec moi

Tu verras,

tout arrive encore une fois.

 

Avant toi

avant moi,

l'éclat du ciel autrefois.

Tu verras,

tout arrive encore une fois.

 

Tout arrive encore une fois,

encore une fois.

 

 

 

Je n'avais pas vu

 

Je te demande pardon, j'ai fait un geste brusque.

je me suis retourné et puis je t'ai blessée.

Moi je ne savais pas que tu te trouvais là,

que tu marchais souvent juste à côté de moi.

 

Il faut faire attention, j'ai des gestes un peu cons,

parfois je le sais bien, je suis un peu crétin.

Mais si j'avais senti ton coeur tout près de moi,

j'aurais changé je crois, j'aurais pris soin de toi.

 

Moi je n'avais pas vu

que tu me suivais sans fin

et que depuis si longtemps

tu me tenais la main.

 

Je te demande pardon, je ne voyais vraiment rien.

Je cherchais quelque chose et tu n'étais pas loin.

J'avançais sans rien voir. Tu me suivais sans bruit.

Je brûlais mon histoire, tu regardais ma vie.

 

Si j'avais su avant que je comptais autant,

j'aurais fait gaffe à toi, j'aurais stoppé le temps.

J'aurais tenu levée la barrière de mes choix.

J'aurais ouvert pour toi la porte de mes bras.

 

Moi je n'avais pas vu

que tu me suivais sans fin

et depuis si longtemps,

je te croyais si loin.

 

Moi je n'avais pas vu

que tu me tenais la main

que depuis si longtemps

tu te planquais si bien

 

Moi je n'avais pas vu

que tu me suivais sans fin

et que depuis si longtemps

tu me tenais la main.

 

Je te demande pardon, j'ai touché ton visage,

et d'un geste pressé, abimé ton secret.

Moi je ne savais pas que tu te trouvais là

que tu marchais souvent juste à côté de moi.

 

 

 

Le prix

 

Des milliers de mots me viennent,

pour te saluer comme il faudrait.

Pour vouloir ce que tu veux,

se dire bonsoir sans dire adieu.

Se revoir sans faire d'histoires,

je te promets d'essayer.

Mais prends garde à tes yeux

Quand tu reverras mes yeux.

 

Il me faut pour oublier

combler le vide qui s'est creusé.

Devenir un peu plus fort,

marcher plus vite, grandir encore.

Sans toi, j'aurais besoin

de tonnerre et de guerres.

Tu me croiras bien plus beau,

bien plus franc, bien plus brillant.

 

Sans la peur de te laisser,

j'aurais le coeur bien mieux armé.

Tu verras s'écrire l'histoire

de mes victoires, de mes combats.

Rester mon amie,

voudrais-tu en payer le prix.

C'est celui de l'ennui,

des regrets, des envies.

 

Est-ce que tu pourras un jour

aimer nos jours, plus que nos nuits.

Saura-tu rendre un sourire,

au souvenir de mes sourires.

 

Nanana, nananana, nananana, nananana

adlib

 

Soleil inconnu

 

Il est de tous les pays sombes, 

dans tous les livres de demain.

de toutes les armées de l'ombre, 

on le connaît mal et si bien.

 

Il est de tous les pays sombres

et des départements voisins

Il a le regard d'une colombe

dans les yeux, une arme de poing.

 

Dans les endroits toujours plus chauds,

dans les prisons rouges ou bien noires.

C'est toujours par là qu'on peux voir,

le soleil inconnu.

 

Gloire, gloire, au soleil inconnu

gloire, gloire, gloire, au soleil inconnu

gloire, gloire, au soleil inconnu, au soleil inconnu

 

Celui qu'on retrouvera demain

sur les t-shirts et les photos.

Aujourd'hui cherche un peu de pain,

aujourd'hui va risquer sa peau.

 

On peut toujours se prendre au jeu

mais garder inscrit dans un coin,

que tous les portraits qu'on accroche

sont imprimés sur du chagrin.

 

Si, on le fusille à l'aurore,

d'autres verront le jour ce soir.

On peut quand même apercevoir,

le soleil inconnu.

 

Gloire, gloire, au soleil inconnu

gloire, gloire, gloire, au soleil inconnu

gloire, gloire, au soleil inconnu, au soleil inconnu

 

Il est de tous les pays sombres

et des départements voisins

Il a le regard d'une bombe

dans les yeux d'un joli gamin.

 

Malgré l'obscurité

et le visage caché

Il brille autant qu'un astre

Regardez-le nous dire

Rien n'est jamais fini

 

Gloire, gloire, au soleil inconnu

gloire, gloire, gloire, au soleil inconnu

gloire, gloire, au soleil inconnu, au soleil inconnu

adlib

 

 

 

Ce qu'on se doit

 

Sur mes doigts je vois,

des chiffres et des croix,

des crédits de vie,

l'addition de ce qu'on se doit.

 

On pourrait peut-être

régler notre dette.

Ce qu'on ne s'est jamais dit

ce qu'on s'est appris.

 

Je veux croire enfin,

ce soir ou demain,

On se verra,

pour se donner

ce qu'on se doit

ce qu'on se doit.

 

Tant d'années passées,

sans jamais se livrer.

Tout ce silence auquel

on a donné sa chance.

 

Tant d'années passées

sans s'aimer.

Moi j'appelle ça

ce qu'on se doit

ce qu'on se doit.

 

Tu penses quoi quand tu

penses à moi, dis-moi

Y penses-tu au moins

quelquefois

 

Je veux croire enfin

ce soir ou demain,

On se verra,

pour se donner

ce qu'on se doit

ce qu'on se doit.

 

Tant d'années passées,

sans jamais se livrer.

Tout ce silence auquel

on a donné sa chance.

 

Tant d'années passées

sans s'aimer.

Moi j'appelle ça

ce qu'on se doit

ce qu'on se doit.

 

Tu penses quoi quand tu

penses à moi, dis-moi

Y penses-tu au moins

quelquefois

 

Je veux croire enfin

ce soir ou demain,

On se verra,

pour se donner

ce qu'on se doit.

 

 

 

La faille

 

Je l'ai croisée ce matin,

toujours prête à tendre la main

pour rien.

Elle est revenue ce matin,

refaire un tour chez les humains,

elle va bien.

 

Elle est de tous les partis,

malgré son âge elle est toujours

en vie.

Qu'on l'appelle haine ou colère,

elle a les yeux du mystère,

tellement fière.

 

Elle cherche la faille,

elle trouve la voie

 

Elle est belle à renier sa foi,

elle me dit viens vers moi.

Et quand elle me prend dans ses bras,

je fais n'importe quoi.

Elle est triste et tu ne vois pas

qu'elle est entrée en toi.

Tu parles de frères et de joie

mais elle ne comprend pas.

 

Elle est là pour nous envahir,

c'est du poison qu'on respire,

tu sais.

Cherche bien, tu la verras

chez les pauvres et chez les rois,

faire sa loi.

 

Elle cherche la faille,

elle trouve la voie

 

Elle est belle à renier sa foi,

elle me dit viens vers moi.

Et quand elle me prend dans ses bras,

je fais n'importe quoi.

Elle est triste et tu ne vois pas

qu'elle est entrée en toi.

Tu parles de frères et de joie

mais elle ne comprend pas.

 

Elle est belle à renier sa foi,

elle me dit viens vers moi.

Et quand elle me prend dans ses bras,

je fais n'importe quoi.

Elle est triste et tu ne vois pas

qu'elle est entrée en toi.

Tu parles de frères et de joie

mais elle ne comprend pas.

 

Elle est belle à renier sa foi

elle est entrée en toi.

Elle est belle à renier sa foi

elle est entrée en toi.