Marc Aymon

en live  -  2006 - 2009

 

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3 octobre 2009 - Foire du Valais - Martigny

      

La Foire du Valais, autrement plus conviviale que le gigantisme froid du comptoir suisse. Bon cette année y avait bien trop de militaires à mon goût, mais le Valais est ce qu'il est ! Cet espace Live que je ne connaissais pas et où étaient programmés à la suite de nombreux artistes de la région est une excellente idée. 

La configuration est assez bien pensée avec une grande scène, un large espace libre, et des gradins au fond. Malheureusement, à notre arrivée, le groupe précédent jouait dans une indiffèrence polie, avec une cinquantaine de personnes assises, dont un bon nombre qui attendaient Marc.

Pendant l'interview en direct de la chanteuse d'avant, les musiciens se sont affairés aux derniers réglages et le concert a débuté pratiquement à l'heure. Marc n'a d'ailleurs pas oublié très vite de remercier le fidèle parmi les fidèles, son ingénieur du son préféré.

Depuis les gradins, l'impression était spectaculaire au niveau du public, car on pouvait comparer un peu l'affluence à un essaim qui enflerait au fur et à mesure de la satisfaction et de l'intérêt, pour aboutir à une masse assez compacte de gens debout, tapant des mains et chantant en choeur. Une drôlement chouette ambiance.

Le choix des chansons, pertinent, et sans réelle surprise, a permis à chacun de découvrir toutes les facettes de la panoplie du groupe. Du plus tendre Amandier en hiver en version quasi acoustique, au plus teigneux des rock sur l'intro de Mon arbre, il y en avait pour toutes les sensibilités.

Une fois n'est pas coutume, le chanteur n'a pas cassé de cordes, mais si j'ai bien vu, c'est plutôt Sacha qui a trop malmené la courroie de sa basse infernale.

 Le concert fut court, horaire de fermeture de la Foire oblige, mais dense puisque Marc a très peu parlé entre les chansons. Et c'est une belle ovation qui a salué la fin du rappel, au moment duquel le journaliste a demandé à Marc de s'exprimer en direct. A ce moment-là et de jolie manière, il a préféré reprendre sa guitare et nous jouer le légendaire Cendrier, version solo, toujours aussi prenant.

Puis avant de quitter une scène sur laquelle on le sentait à l'aise, nous avons eu un mini-medley conclu par quelques mots repris en choeur par le public... 

Un petit mot encore pour dire le plaisir que j'ai eu à retrouver dans l'assistance des gens que j'aime beaucoup. Ce ne sera jamais plus hélas la folle équipe de Chippis, mais Suma, je t'embrasse très fort !

5 septembre 2009 - Festival Terre des hommes - Massongex

       

© Lauriane K.

De notre envoyée spéciale Lauriane K.

Marc Aymon pour commencer et Yannick Noah après, je me réjouissais de voir autant l'un que l'autre. 

Beaucoup de monde et une ambiance du tonnerre, voilà qui résume en deux phrases cette superbe soirée.

Le concert de Marc a été super comme d'hab. Le son était bon et y a eu des surprises aussi.

J'ai noté les morceaux à mesure. Au début c'était pareil qu'à Penthalaz, Des hommes à la mer, Va vers ce que tu aimes, Adolescent, puis les plus calmes Un amandier en hiver, Si je mourrais là-bas, et ensuite Vendre son âme au diable

Après Marc a joué tout de suite le Coup parfait, et après Elle a vu le loup, puis Je voudrais pas crever.

Ensuite, y a un de Glen of Guinness (ndlr Bertrand Gaillard) qui est monté sur scène et ils ont fait un duo très calme en anglais. (ndlr Rose in my heart de Johnny Cash).  

Pour finir Marc a encore chanté l'Astronaute, et après le solo des musiciens, Mon arbre pour finir avec Ne meurs jamais.

Pendant une bonne partie du concert y a un gars qui est venu sur scène pour faire une caricature de Marc sur un tableau, c'était marrant.

Y a pas eu Hissons les voiles, mais c'était vraiment très chouette. Et après Yannick Noah a joué pendant 3 heures, donc je suis rentrée super tard. Pis ce matin, j'ai cherché les paroles de Je voudrais pas crever, et j'arrrête pas de la chanter !

We're the best partners this world's ever seen,/Together as close as can be./But sometimes it's hard to find time in between,/To tell you what you mean to me.
You are the rose of my heart,/You are the love of my life./A flower not fading nor falling apart,/If you're tired, rest your head on my arm./Rose of my heart.
When sorrow holds you in its arms of clay,/It's rain drops that fall from your eyes./Your smile's like the sun come to earth for a day,/You brighten my blackest of skies.
You are the rose of my heart,/You are the love of my life./A flower not fading nor falling apart,/If you're cold, let my love make you warm./Rose of my heart.
So hard times or easy times, what do I care,/There's nothing I'd change if I could./The tears and the laughter are things that we share,/Your hand in mine makes it good.
You are the rose of my heart,/You are the love of my life./A flower not fading nor falling apart,/If you're cold, let my love make you warm./Rose of my heart.
Johnny Cash


21 août 2009 - Festi'Venoge - Penthalaz

        

J'attendais avec impatience ce festival, pour voir Marc jouer devant un peu plus de monde que lors des dernières sorties. Il y avait du monde certes, mais comme pour toute soirée gratuite, il y avait autant de piliers de cantine que de gens venus pour apprécier les concerts. Dommage qu'une partie de ceux qui se sont postés devant la scène n'aient pas eu la politesse de se taire pendant certains morceaux plus calmes. Ou alors d'aller voir au bar si Marc Aymon y était !!

Bref, passons, et revenons à la musique. Très bon début de set avec un son excellent, et l'énergie habituelle Des hommes à la mer, sur lequel le public a réagi au quart de tour. Ca commençait bien. Surtout qu'avec Va vers ce que tu aimes et Adolescent, le ton était donné et que tout le monde avait envie de bouger. Mais Marc Aymon, c'est aussi la douceur et la poésie, et il faut savoir également apprécier les moments plus calmes, tel celui qui a permis de savourer l'Amandier en hiver, puis Si je mourrai là-bas. Savourer avec une petite restriction, puisque malheureusement sur ces deux morceaux, les basses étaient largement saturées et n'ont pas contribué à garder le public attentif.

Tout est redevenu normal au moment de Vendre son âme au diable, plein de pêche, suivi par un Cendrier qui malgré tout, depuis qu'il n'est plus en version intimiste n'arrive plus à susciter chez moi les mêmes frissons. Souvenirs, souvenirs ...

Le public étant à nouveau chaud, il était bienvenu de sonner l'heure du reggae. Elle a vu le loup, ambiance garantie !!  et les choeurs qui suivent d'une seule voix les délires vocaux du chanteur ;-) ; tiens au premier rang une victime de choix, la jolie Audrey va monter sur scène, pas trop à l'aise, suivie peu après par un grand rasta, excellent danseur et qu'on va découvrir aussi brillant chanteur. Joli moment de délire que ce reggae improvisé sous les yeux ravis de Marc, et le sourire des autres membres du groupe.

Retour à la normale si l'on peut dire, avec la Planche à repasser, dont les péripéties suscitent toujours de nombreux rires et commentaires ravis dans le public. Marc récupère alors son tabouret pour se lancer dans la sublime interprétation de Je voudrai pas crever. Il y a tout dans ce morceau, la voix qui enfle, le faciès qui se déforme, un texte magnifique. L'ovation qui l'a suivi ne trompe pas.

Au moment d'annoncer le Coup parfait, Monsieur Roux est paraît-il bloqué à Cossonay :-), Patrick se dévoue encore pour notre plus grand plaisir. Le coup fait mouche. Mais, voici déjà le moment de s'envoler avec l'Astronaute, synonyme de fin de concert ! ça a passé super vite, preuve que c'était super bon !

Les appels du public ne restent pas longtemps ignorés et nos trois larrons débarquent et se lancent dans leur magistral solo, la virtuosité sobre de Patrick et de Julien contrastant toujours avec celle plus extravertie de Sacha. Et Marc revient pour nous interpréter Mon arbre avec le soutien des choeurs du public, et d'enchaîner sur le vieux Hissons les voiles, mon hymne, toujours super bon sur une scène qui bouge.

Avant de clore le set avec le mélodieux Ne meurs jamais, Marc demande au public de le débarasser des cartons de disques qui remplissent sa petite voiture. Joliment amené ! Monsieur Aymon senior aura du job au stand dans 5 minutes ;-)

Voilà, c'est fini, petite accolade à l'artiste et nous rentrons, satisfaits de notre soirée. On réussit même à reprendre une dose du Coup parfait par la grâce d'Option musique :-)

Le lendemain se profilent déjà sur la même scène les formidables Soldat Louis, devant cinq fois plus de spectateurs; mais bon, eux, il y a vingt ans ils étaient déjà au Zénith de Paris. Il faut tout relativiser. On ne peut qu'espèrer que Marc Aymon dans dix ans rassemblera autant de monde par sa seule présence !

Mais cela est un autre chapitre à écrire de sa jolie histoire ...

19 juin 2009 - Festival de la Terre - Lausanne

    

Le temps ne se prêtait pas trop à un concert en plein air. Il pleuvait des cordes. Tant pis pour François Vé, nous ne partirons qu'au dernier moment ! 

On apprend en arrivant que de nombreux problèmes de son et d'éclairage (coupures de courant) ont rendu très chaotique la prestation du prénommé. Ca promet ! ce d'autant qu'il n'y a pas grand monde sur le site.

Et puis, pendant que José et les techniciens du festival s'acharnent à sauver ce qui peut l'être, la pluie s'arrête. Juste à tant. Et les spectateurs refont surface et investissent en nombre l'espace. J'ai le plaisr de revoir des gens qui se font rares, une belge de passage et Samuel, le vieux complice de Marc. 

Après quelques minutes de suspense, tous les instruments acceptent de fonctionner et c'est parti pour le show. Dans une telle configuration, il faut frapper fort d'emblée, et c'est ce qui est fait avec Les Hommes à la mer, suivis par Va vers ce que tu aimes et Adolescent. C'est sympa d'être debout, on peut bouger sans gêner les gens de derrière... ce d'autant que derrière moi c'est toujours le vide :-).

Après cette entrée en force, Marc s'excuse presque de "devoir" faire des chansons lentes. Mais l'Amandier en hiver et Si je mourrais là-bas sont si belles que même le plus accro des fans de Motley Cure lui pardonnerait !

Pour le Coup parfait, Patrick donne à nouveau de sa personne, sous le regard admiratif de ma fille qui a un petit faible pour ce merveilleux batteur :-) Vendre son âme au diable vient secouer tout ce petit monde, avec son rock puissant, parfait pour ce genre de scène. Et ça se prolonge sur le rythme enjoué d'Elle a vu le loup. Le public est de plus en plus dense, mais ne danse pas des masses. Par contre pour les choeurs c'est nickel. 

Nouveau break, avec la Planche à repasser qui fait à chaque fois rire l'assistance, et le Ballon. Au moment où les premières phrases de Je voudrai pas crever retentissent, on entend un léger brouhaha derrière. Mais au fur et à mesure que la voix monte en puissance, le silence reprend ses droits, et c'est presque religieusement que les derniers mots résonnent dans la nuit. C'est un moment vraiment toujours exceptionnel. 

Pour se remettre, on va se promener un moment en apesanteur avec l'Astronaute, sur lequel le concert s'achève. Pas longtemps, car le temps étant compté, les musiciens reviennent très rapidement pour attaquer leur solo. Patrick déploie toute son énergie, Julien tout son savoir-faire et Sacha se déchaîne. Un vrai morceau d'anthologie. Sacha est un  musicien passionné, n'en déplaise à une certaine pseudo-journaliste pseudo-artiste qui l'avait attaqué vertement après l'Echandole -- soi dit en passant, de quelqu'un qui chante (mal) dans un groupe qui s'appelle Vilaine fermière, on ne peut pas espérer grand chose ! -- bref, l'enchaînement sur Mon Arbre est parfait, et pour prolonger le plaisir on a droit à un Hissons les voiles pour s'évader encore un peu avant que Ne meurs jamais ne close ce très joli concert, qui a passé entre les gouttes et les pannes électriques, pour notre plus grand plaisir.

On va tous maintenant prendre des vacances pour être en méga-forme à Penthalaz !!!

Au moment de reprendre la voiture au parking, gag... vu la petite pub sur la vitre arrière, certaines jeunes fans ont dû croire que c'était la voiture de l'idole. Du coup, y avait un mot sur le pare-brise qui disait "on vous adore" !! Je suis très flatté :-))))

13 juin 2009 - Festival Entre-Deux - Pully

 

Arrivés assez tôt devant l'Octogone, nous observons les gens qui s'approvisionnent aux cantines. Moyenne d'âge relativement élevée et donc quelques craintes. Comment ces gens "bien sous tous rapports" vont-ils percevoir la prstation scénique rock de Marc. Vont-ils tous s'enfuir après l'intro des Hommes à la mer ? 

En tout cas ce petit monde ne se presse pas pour venir s'asseoir. Il faut dire que la salle n'est pas pleine. 20 minutes plus tard, les musiciens se mettent en place et on découvre avec surprise un petit nouveau. Julien n'est pas à sa basse, et c'est Nicolas Heiniger, initialement flûtiste de jazz, qui le remplacera. Très bien et très sobrement !

Pourquoi que je vis ouvre le set, immédiatement suivi d'Hommes à la mer énergiques. Personne ne s'en va ! les applaudissements sont nourris. Tout va bien se passer ce soir !

Marc enfonce le clou en assurant un Va vers ce que tu aimes efficace, même si les choeurs sont très timides, puis Adolescent qui rencontre un accueil enthousiaste. Le chanteur constate que les spectateurs sont "chauds". Il va en prendre le contrepied en annonçant l'Amandier en hiver, qu'il présente comme étant un tableau magnifique de Pierre Ronsart; grands sourires chez les musiciens et murmures dans le public...l'erreur est humaine et Pierre Bonnard ne déposera pas plainte ! :-). Pensées pour Mali aussi :-)

Comme dans tout festival où le temps est compté, il y a des chansons qui passent à la trappe. Ce fut le cas hier soir pour Le Cendrier, A Saint-Saph et Hissons les voiles. On enchaîne donc sur le très beau Si je mourrais là-bas avec une voix qui semble s'envoler en écho jusqu'aux cieux. A ce propos les fruits d'or sont, je viens de l'apprendre, les éclats de bombe qui ont tué le général Baratier en 1917 ,sous les yeux d'Appolinaire, lui même au front.

De manière extrémement sobre, Marc annonce une chanson en duo avec Patrick pour le Coup parfait, avant de demander au public de se lever à l'entame d'Elle a vu le loup. Et ca marche ! A l'exception de quelques irréductibles qui, sans doute, attendaient le chanteur suivant, tout le monde avait l'air heureux de participer, même les suisses allemands proches de moi qui ne comprenaient peut-être pas tout mais qui appréciaient le son. 

A propos de son et de lumières, c'est le moment à nouveau de remercier José Gaudin et Sam Carroz pour leur professionnalisme.

On parle maintenant d'une chanson d'amour, que Marc ne veut pas faire, mais qui est plébiscitée par l'assistance. On aura donc le droit de sourire sur la Planche à repasser, avant de s'attendrir sur le Ballon. Je ne comprends d'ailleurs toujours pas pourquoi certains se sentent obliger de rire sur les premières phrases. Perso, je les trouve plus poétiques que comiques !

Je voudrais pas crever, dans un silence de mort, et la voix qui enfle, qui rugit, et le visage qui se crispe,. Une putain d'interprétation, encore une fois ! ma-gni-fique ! 

Premiers accords de l'Astronaute ! se lever ? ça me démange mais je résiste. Pour une fois je danse assis lol. Un dernier salut et la scène se vide. Pas longtemps puisque sous les cris nombreux les musiciens reviennent et se lancent dans leur trio d'enfer. En fait, Patrick nous gratifie d'un petit solo, pendant que Sacha se branche et s'accorde... un silence plane. Applaudissements nourris et c'est parti. Marc revient et là comme par magie dans une salle si confortable, tout le monde se retrouve debout. Bravo Pully !  Mon arbre est un classique d'une efficacité démontrée. Même loin du Valais et sans le patois !

Place aux remerciements et à la promo pour les cd. La formule est applaudie, suivie par la chanson inspirée par Osvaldo, Ne meurs jamais, pendant laquelle Marc présente tout son petit monde. C'est vraiment super bien foutu cette manière de présenter les zicos. 

On se quitte sur ce refrain et quelques notes andines sorties de la flûte enchantée de Nicolas Heiniger. En partant on entend les gens "bien sous tout rapport" du début, le cd à la main, qui font part de leur satisfaction. C'est chouette de réussir à convaincre uniformément des publics si différents.

La suite dans 6 jours à Lausanne !

23 mai 2009 - Le Pont Rouge - Monthey

   

Ca devient difficile de se renouveler après autant de concerts... les compte-rendus sont de moins en moins originaux !

 

Le Pont Rouge, je connaissais depuis une année, depuis Soldat Louis. L'ambiance ce soir était fort différente, puisqu'Olivier Mottet oblige, les organisateurs ont pris l'option d'installer quelques rangées de chaises devant la scène. C'est donc assis qu'on a écouté attentivement Olivier. Pretation sympathique d'un chanteur romand qui sait très bien qu'il ne sera jamais une star à l'étranger et qui ne se gène pas de le chanter dans une chanson d'ouverture où il égratigne en passant l'entier ou presque de ses camarades romands !

 

De beaux textes, souvent écrits par Patrice Genet, comme la Liberté en ballotage, mais parfois quelques lieux-communs trop appuyés. Et les mélodies que je ne trouve pas toujours extrémement variées. Pour la fin de son set, il fera monter sur scène une chanteuse dont je n'ai pas retenu le nom, et dont on entendra sûrement pas beaucoup parler !

 

Il est loin le temps où Marc faisait la première partie de son pote... et c'est bien dommage que leurs orientations musicales se soient tant éloignées qu'ils n'ont même pas pu faire un duo, sur la Caravelle par exemple. 

 

Entracte assez long, réglages assez difficiles, selon José, mais tout est place et c'est parti. Surprise, pas d'intro tranquille, mais directement le gros son Des hommes à la mer. Visiblement le groupe a décidé de tester la formule "grande scène". Mais quelle c... que ces chaises, car déjà dès les premières mesures, et nonobstant la chaleur étouffante, j'ai les pieds qui me démangent. Et ça ne va pas s'améliorer avec les deux morceaux suivants, Va vers ce que tu aimes, puis Adolescent. Y a une pêche d'enfer dans ce début de concert.

 

Après une telle entrée en matière, on va passer à quelques morceaux plus intimistes, en commençant par l'Amandier en hiver, suivi non pas par A Saint Saph, qui est resté au bord de son lac, mais par le Cendrier nouvelle version, auquel je me suis habitué. Fredonner le Cendrier avec Gene à mes côtés, c'est des sacrés souvenirs qui reviennent, ceux de la Grenette où on était tous en train de pleurer ! (pensées pour Samuel en passant). On finit ce premier break avec Si je mourrais là-bas que Marc présente comme la plus belle chanson du monde, sans vanité excessive puisque le texte n'est pas de lui ;-).

 

On va repartir un court moment dans le rock avec Vendre son âme au diable. Ca me démange toujours mais je reste assis, stoïque. Le coup parfait arrive, avec Patrick toujours aussi impeccable en chanteur de "remplacement" derrière sa batterie. Heureusement que Monsieur Roux est trop cher :-). 

 

C'est enfin le moment de se lever, à l'attaque de Elle a vu le loup, et le moins qu'on puisse dire c'est que l'ambiance est excellente dans cette salle. Je continue à trouver dommage que cette chanson ne soit pas suivie directement d'une autre aussi remuante, car le soufflé retombe toujours trop vite, avec une Planche à repasser sympa mais toujours orpheline de son Petit zizi ! Yukulélé en mains, et pour se faire pardonner la chanson précédente, Marc nous joue le tendre Ballon, avant d'enchaîner sur la chanson que j'attends le plus, le sublime Je voudrais pas crever. A force de m'exercer je vais finir par arriver à la retenir, mais ce que ce texte est difficile ! Accueil magnifique pour ce morceau comme toujours.

 

Aux premières mesures de l'Astronaute, les premiers rangs vont se lever à nouveau, et pour la première fois depuis le début de la nouvelle tournée, tout le monde restera debout jusqu'à l'entame du dernier morceau, rappel compris.  

 

Le rappel justement ! il va commencer par une surprise de taille, puisque Marc va cèder la scène au jeune Robin, le premier à avoir osé reprendre à sa manière l'Astronaute sur Youtube. Malgré une voix pas trop assurée, stress oblige, Robin a assuré comme un chef sous les claquements de mains du public.

 

Les trois musiciens vont alors nous ressortir leur superbe solo rock, dont je cherche toujours, n'étant vraiment pas spécialiste du hard rock, les références exactes, et mettant sur la rampe de lancement l'excellent Mon arbre, qui va être suivi, toujours debouts, par le légendaire Hissons les voiles.

 

La conclusion sera comme d'habitude assurée par le très poétique Ne meurs jamais, sur lequel Marc a trouvé une excellente formule pour la présentation de ses musiciens et de son équipe technique. (entre parenthèse la formule trouvée pour inciter à l'achat des disques est parfaite également).

 

Pas d'after ce soir, car avec la chaleur et la répétition des soirées, on a un peu de peine à tenir le rythme. Mais un retour avec plein de jolis sons dans les oreilles, en attendant les prochaines dates.

 

Cette formule va faire mouche sur des salles plus grandes. Pas de doutes là-dessus !

 

 

14 mai 2009 - Festives au Caval - Echandens

Magnifique caveau et joli programme en ce jeudi pluvieux. Le vieux fan pour une fois venait en solitaire prendre sa dose habituelle de vitamines aymonesques. Et il en faut parce que la mémoire.... même pas foutu de restituer les chansons dans l'ordre.

 

Pour se mettre en appétit, une bonne portion de tourte de linz, et quelques propos échangés avec la seule fan que je connaissais. Très bien d'attirer un nouveau public, ça va booster les ventes ;-)

 

Le premier plat nous est servi sur l'estrade en la personne du fantasque François Vé. Un artiste décalé qui, même si on n'est pas totalement accro à son style de musique, arrive à nous faire rire, sourire et applaudir. Ses paroles finement ciselées y sont pour beaucoup. Qui plus est, c'est un type sympa, fourmillant d'idées et de projets. En plus, il vient de Clarmont, et de son marché à la ferme, c'est dire !  :-) 

 

Petite pause, et une vague inquiétude. Dans cette configuration, comment la voix du chanteur va-t-elle ressortir des instruments, sans micro.

 

Dès la première chanson, la réponse sera donnée. C'est parfait. Ce compromis entre le gros son habituel du groupe et une version plus acoustique est parfaitement adapté aux lieux. C'était une drôlement bonne idée de ne pas avoir répété trop assidûment.

 

Pourquoi que je vis ouvre le bal, en solo, avant que les musiciens ne se faufilent à travers le public pour attaquer Des hommes à la mer. Déjà les gens tapent dans leurs mains. Le rythme est donné, le public sera bon !

 

Va vers ce que tu aimes et son refrain insidieux se faufile dans les cerveaux, avant que la crise de la quarantaine n'insuffle à l'Adolescent des envies d'idylle merveilleuse sur un air entraînant. Déjà conquis ce public est prêt pour la partie intimiste. L'amandier en hiver inspiré par le peintre Bonnard,, puis A Saint-Saph et l'ombre de Jean Vilar Gilles qui plane sur les vignes et le lac. C'est super beau tout ça !  Pour enfoncer un peu plus le clou, mais cette fois-ci sans introduction le Cendrier en hommage à Renaud, et pour conclure cette série mélancolique le très touchant Si je mourrais là-bas dont Apollinaire n'avait peut-être pas prévu qu'il devienne une chanson ! Oui, Marc tu as raison, il y a des beaux textes dans la poésie, mais quand on écoute A St-Saph ou le Ballon, tu dois donc être un peu poête ! Continue à écrire !

 

On repart dans le plus rythmé avec Vendre son âme au diable et ses longs passages musicaux. Sacha a dû être un peu frustré ce soir, car il a dû canaliser un peu son envie irrépressible de bouger :-) Marc reprend son yukulélé pour le Coup parfait. Patrick déserte sa batterie et, pas forcément hyper à l'aise, se place au centre de la scène, mains dans les poches, pour interpréter en duo cette chanson extrémement drôle et cynique à souhaits. Malgré un petit dérapage, c'est assurément la meilleure version que j'aie entendu de ce morceau !

 

Le public est prié de se lever, ça marche à la baguette ;-)  Elle, Elle a vu le loup, et nous on voit un très bon groupe ! c'est le moment de l'intro de la Planche à repasser, dont les dialogues font mouche à chaque fois, suivie de la très belle histoire d'amour racontée avec humour par le Ballon. Marc reprend sa guitare et se lance alors dans le plus bel exercice qui soit, son interprétation magique de Je voudrais pas crever, avec sa voix qui monte en puissance, et qui s'arrête d'un coup, comme la mort ! géant !

 

Les musiciens s'avancent à nouveau pour nous délivrer un Astronaute de derrière les fagots avec la participation en guest star de Monsieur François Vé. Allez hop, tout le monde debout, comme un seul homme. Il faut dire que derrière moi, ils n'ont pas vraiment le choix :-)  Le concert est déjà terminé, mais le public reste debout et en réclame un peu plus.

 

Le chanteur revient seul sur scène, et demande alors à ceux qui connaissent Mon arbre de chanter avec lui. Visiblement beaucoup sont dans ce cas. Jolis choeurs pour cette chanson intemporelle, avant que le public se rassoie et que les musiciens reviennent. Le vieux fan est content,, il savoure !

 

Et puis le chanteur commence à parler, il parle d'une très ancienne chanson, il raconte que dans la salle il y a un type qui a dû déjà voir 40 concerts, qui est là depuis le début, qui décortique chaque concert sur son site, et qu'il lui dédie cette chanson... et les gens applaudissent, ... m'applaudissent. Je voudrais me cacher sous terre et me lever tout à la fois, mes yeux se voilent de larmes à peine masquées. Je revois la Bodega où tout a commencé, je repense aux galères : les 4 spectateurs de Vernayaz, Orsières et sa messe, je me remémore les grands moments : le Paléo et les larmes de Chippis,. Je repense à une amitié, et j'écoute Hissons les voiles, avec des frissons de plaisir.

 

C'est avec le très doux Ne meurs jamais que Marc nous quitte, laissant planer sur la salle le sentiment d'avoir vu sur scène des musiciens bien dans leur peau et un chanteur enchanté de sa soirée.

 

Moi aussi !

 

Un immense bravo aux musiciens qui ont réussi le pari d'adapter à ce petit lieu leur manière de jouer, avec succès. La perfection n'existe pas, mais la qualité ce soir était drôlement à la hauteur !

 

10 avril 2009 - Le D - Lausanne

Pas vraiment un concert, juste trois chansons, et pas vraiment prévu d'y aller, mais c'était tout près.

La finale du Contest du Caprices Festival dont Marc était membre du jury, avait donc lieu ce vendredi au D Club. Quatre concurrents pour une place en ouverture de Duffy. Rien à en dire car nous ne sommes arrivés qu'à la fin du quatrième, ce qui est sûrement mieux pour nos oreilles.

Dans le brouhaha des conversations l'animateur annonce que l'un des parrains, Marc Aymon, va venir chanter.  Tout le monde s'en fout visiblement, et Marc entame un Astronaute bien esseulé sur son orbite !  quelques applaudissements polis sans plus. C'est alors le tour de Je voudrais pas crever, et déjà certaines personnes s'arrêtent de parler et se tournent vers la scène. Je découvre des regards étonnés, du style, "c'est ce petit chanteur qui arrive à monter en puissance comme ça ?" Il y a moins de bruit et les gens commencent à s'intéresser. 

Puis, Marc demande au public s'il a envie de danser.... ça sent très fort le loup ;-) ... réaction mitigée avant les premiers accords, et là on a vraiment eu l'impression que les trois-quart de la salle écoutaient. 

Je ne sais pas si Marc a gagné des fans hier soir, mais en tout cas il a prouvé à nouveau qu'avec trois titres bien choisis, il arrive à capter toute l'attention de gens qui, à deux exceptions près n'étaient pas là pour lui.  Et ça c'est très précieux pour les futurs concerts (je l'espère) parisiens. 

28 mars 2009 - Thâtre Interface - Sion

Autant le dire tout de suite, je n'ai pas eu un immense plaisir à ce concert ! Et pourtant la qualité musicale était égale à celle du week-end précédent, les morceaux pratiquement les mêmes, Mais alors de quoi se plaindre ??

Du cadre tout d'abord. Bien sur Interface est une institution, bien sur il n'y a pas de grande salle à Sion, mais une capacité de seulement 100 places toutes assises, pour un concert qui vise au rock, c'est pas vraiment ça !  

Et le public... ce public valaisan si enthousiaste dans les travées de Tourbillon, il était où hier soir ? absent, avachi dans les fauteuils trop confortables, mou et quasi muet ! rechignant à se lever et se rasseyant à chaque occasion ! En un mot sec et sans appel, archi-nul !  

Et comme l'ambiance et l'enthousiasme font intégralement partie de mon plaisir quand je vais voir un concert, la comparaison avec la semaine précédente à Yverdon, oû même avec l'explosion montheysanne de Soldat Louis la veille, fut cruelle. Le plaisir que j'aurai dû ressentir s'est mué insensiblement en irritation. J'avais presque envie que ça se termine ! Ce public ne méritait pas un vernissage, pas un artiste de cette qualité. Qu'on lui donne plutôt en pâture des débutants anonymes, pour les dégoûter de ce métier.... ou Sarclo... 

Amer moi ? euh oui ! et tant que le spectacle s'articulera autour du rock, je renonce à aller l'écouter dans une salle où on est assis. Ce n'est pas compatible.

Bon, on revient 2 minutes à la musique !  au concert ! mais avec une vision critique vu mon état d'esprit. Pardon d'avance !  Marc était donc un peu pressé, puisqu'il était jury d'un concours absurde (mais ça c'est une autre histoire, je pourrais en disserter longuement). Du coup, il a parlé un peu moins entre les morceaux, dommage. Et puis il a zappé Hymne. Dommage aussi. 

Pourquoi que je vis en introduction n'apporte pas grand chose au spectacle, mais c'est le propre d'une introduction :-) La coupure radicale avec la version énergique  Des hommes à la mer doit être voulue. 

Va vers ce que tu aimes et Adolescent, avec un public normal, c'est juste un rêve. Hier c'était juste sympa (désolé d'y revenir)

Pour A Saint Saph, j'ai trouvé que les quatre musicens étaient moins unis qu'à Yverdon, plus alignés et espacés, et Patrick se retrouvait toujours dans l'ombre. Voulu, où couac d'éclairage ?

Par contre sur le Coup parfait, excellente idée que Marc se rapproche un peu de son batteur-cochanteur. Cela donne une meilleure cohésion du duo et visuellement c'est également beaucoup mieux.

La Planche à repasser n'a pas eu droit à une intro.. pour éviter les fautes de goût ?... mais sans intro elle perd de son impact, et surtout elle est toujours orpheline de son pendant masculin, et ça je pense que c'est une erreur, car le binôme donnait une meilleure dimension humoristique, et apportait un agréable moment de contact avec le public.

On a également perdu la petite intro parlée de Sacha pour le morceau instrumental précédant Mon arbre. Là aussi c'est dommage car c'était bien sympa. Par contre, bon moment de la soirée, la reprise improvisée de la partie patoisanne avec les choeurs du public, qui a prouvé à cette occasion qu'il en connaissait au moins une !

En guise de rappel, un Adolescent réssucité, mais encore une fois, il a fallu que Marc précise "restez debouts".... no more comments.

Prochaine étape pour moi je pense, le Pont Rouge en mai, debouts et vivants !! Entretemps je vais écouter l'album. Et oublier le public sédunois.

Prenez soin de vous et faites des bébés ;-)

 

19 mars 2009 - L'Echandole - Yverdon-les-Bains

J'ai donc assisté à deux des trois soirées de l'Echandole. Comme elles se sont passablement ressemblées, je vais passer rapidement sur le jeudi. 

En effet, la première partie médiocre a-t-elle endormi le public ? je ne sais pas. Mais l'ambiance était assez plate, malgré quelques interventions du seul belge de l'assistance, qui n'ont pas suffi à donner l'impression d'une parfaite communion.

Deux chansons n'ont pas été jouées le lendemain : Le ptit zizi, fidèle à lui-même et Un aviateur toujours un peu tête en l'air mais plus rock. 

Un prestation solide, pleine de nouveautés, mais un peu éclipsée par le concert du lendemain qui va être détaillé longuement maintenant.

   

20 mars 2009 - L'Echandole - Yverdon-les-Bains

20h.30, la salle est bondée. Les retardaires cherchent la denrée rare, une place libre. Un piano trône sur la scène. Avec 15 minutes de retard, les lumières s'éteignent. Un pianiste s'installe et commence à jouer une mélodie enlevée, alors qu'arrive une petite bonne femme aux cheveux courts qui ne paie pas de mine. Va-t-on courir à la même catastrophe que la veille ?

Et bien non, car dès les premières paroles de la première chanson, je comprends que cette demoiselle est d'un tout autre calibre. Et plus les morceaux se succédent, plus j'ai eu l'impression de découvrir sur cette scène une des plus dignes héritières de l'exceptionnelle Lynda Lemay. Paroles ciselées, rimes surprenantes, histoires cocasses, ambigües ou tristes, tout est réuni pour faire de Loraine Félix une grande star de la chanson française. Le triomphe que lui a réservé le public est tout à fait significatif ! 

Petite entracte, on évacue le piano et José se démène pour apporter au son les derniers réglages. J'espère que ce soir il a été content de lui. De notre côté en tous cas, ce fut impeccable !

Le groupe se met en place, oui, car groupe il y a désormais à nouveau. Un nouveau guitariste au look décalé mais aux riffs dévastateurs, Sacha "Love" Ruffieux, un bassiste multi-instrumentiste sobre mais diablement efficace, Julien Revilloud, et le fidèle complice, batteur mais pas seulement (on y reviendra), le discret Patrick Dufresne, coiffé d'un borsalino.

Pour se mettre en appétit, un court texte de Boris Vian, "Pourquoi que j'vis", seul à la guitare. Tiens on garde le même style qu'auparavant ! vraiment ? ... non !... car dès le morceau suivant "Des hommes à la mer", on sent déjà que les musiciens ne sont pas là juste pour faire joli, l'orchestration est plus rock, plus enlevée, et le morceau s'achève par un long passage musical. Première rupture de style, avec le début de "Va vers ce que tu aimes", très doux et tranquille, avant que les instruments ne viennent soutenir un refrain que l'on sait depuis longtemps être l'accroche principale de l'album à venir. Quelques paroles modifiées améliorent encore l'écoute. Brillant ! 

Pas le temps de souffler et de reposer sa voix, que résonnent les premiers accords d'un "Adolescent" qui a bien grandi. Après 5 secondes, on a déjà envie de taper dans les mains. Rythme et bonne humeur, avec un chouette solo de batterie aux deux tiers du morceau. Le second hit en puissance ! Et mis l'un à la suite de l'autre, ça décoiffe !

Le bassiste a cassé la première corde de la soirée. Marc meuble en introduisant "l'Amandier en hiver", sa chanson préférée du monde comme il dit. Ca fait du bien de le voir en pleine confiance. Et son amandier se dresse fier et solide, magnifique. 

Voici le premier vrai choc de la soirée : "A Saint Saph" est passée du statut de chanson triste et lente, à mélodie avec un arrangement lumineux. Les quatre musiciens réunis au centre de la scène, une intro de Patrick au mélodica, un banjo et une mandoline pour soutenir la voix et cet hommage magnifique à la vigne, même si le chasselas ne me fera pas oublier la Syrah qui sonnait mieux.

Après une petite parenthèse bien sentie sur les méfaits d'un indigne homme en blanc, voici une mélodie peu habituelle. Et là je dois dire qu'il faudra beaucoup de temps pour que je m'habitue. Une version instrumentalisée du "Cendrier", c'est un peu comme les meringues sans la double-crème, un sacrilège. Même si la mélodie est jolie, le message, lui, perd de sa symbolique pour moi le vieux fan qui connait toute l'histoire de ce morceau, les souvenirs qui y sont liés, la version a cappela d'un soir de Totem,... c'est un peu de nostalgie ... un morceau de poésie qui disparaît, caché derrière la musique. Mais les nouveaux afficionados, eux,  n'auront pas ces états d'âme.

Voici l'introduction du poême d'Apollinaire, "Si je mourrais là-bas", pense-bête à portée des yeux, inutile comme la veille. Beau texte, joliment mis en musique. Avec des montées de voix qui apportent une originalité nouvelle. Puis, la poésie fait une pause, et la "Planche à repasser" est annoncée avec une méthode, euh... un peu moins radicale que la veille, mais il y a encore du travail pour trouver la bonne formule. Les choeurs sont en forme, tout roule.

C'est le moment de faire se lever un public attentif. Une intro surprenante, et les premières mesures d'"Elle a vu le loup" qui n'a rien perdu de son impact. Dans l'euphorie du moment, on va même réussir à basculer en plein milieu du morceau sur un Santiano complétement improvisé, avant de revenir vers Lolita, devant des rangées de spectateurs trépidants et enthousiastes.

Tout le monde se rassoit pour "Vendre son âme au diable", toujours efficace et hautement rock, aussi pêchu que lors d'un mémorable concert du côté de Chippis. Pour le morceau suivant, Monsieur Roux n'étant pas disponible, il a fallu lui trouver un remplaçant à la hauteur. Patrick Dufresne va donc s'y coller ! et drôlement bien ! Ce "Coup parfait" porte bien son nom, même si la musique un peu forte fait parfois oublier au public la subtilité des paroles et que par conséquent elle suscite moins d'éclats de rire que la version exclusivement yukulélé du début. 

Yukulélé toujours en main, voici le "Ballon" que j'adore toujours autant, malgré les quelques petites modifications de texte que je n'approuve pas ;-) Interprétation magistrale et pleine d'émotions, du rire à la tendresse, avant d'enchaîner toujours seul à la guitare.  "Hymne", tiré d'un texte de Ronsard, courte pièce destinée à nous mettre en haleine pour le monument... "Je voudrais pas crever" de Boris Vian, interprété à la manière des plus grands, avec une voix qui monte en puissance et qui nous transporte vers des paradis inconnus, peuplés de jardiniers joviaux et d'urbains urbanistes...la toute grande claque !

Un petit tour en coulisses, avant de revenir accompagnés par un homme à la chemise couleur fleur d'amandier, le sympathique François Vé, avec lequel "l'Astronaute" va reprendre son vol. Assez de temps passé assis, on se lève et tout le public nous suit comme un seul homme !  François a nettement amélioré sa connaissance des paroles depuis hier, c'est tout bonus, et ça se prolonge jusqu'à user nos mains. Marc s'éclipse à nouveau, laissant les musiciens seuls. Ils vont en profiter pour nous livrer un grand moment de rock, qui va se mixer avec l'intro de la seule chanson du monde que je n'aurais pas vue sonner rock un jour. Mais "Mon arbre", sous cet angle, c'est juste génial. Tout le monde reste debout et chante ! pari gagné ! plus de patois au final, mais une vraie renaissance pour cette chanson des tout débuts.

On va retourner au calme pour "Ne meurs jamais" dont l'arrangement enthousiasme ma Stéphanie. C'est vrai que c'est beau, et ce léger écho qui semble envelopper la voix de Marc pour l'emmener plus loin dans les airs !  Très joli, José ! 

Pour la surprise annoncée, on attend un peu , et tous les artistes de la soirée viennent s'asseoir sur le bord de la scène, où "Va vers ce que tu aimes" va être refaite en version duo avec le local de l'étape, Fabian Tharin. Super ambiance chaleureuse. Les flash crépitent. 

Rappel, longs applaudissements, Marc revient mais les musiciens font grève. Ils sont rappelés un à un, mais quelle chanson pour terminer en apothéose ?  Un bis d'"Adolescent" fera parfaitement l'affaire, avant une standing ovation finale.

On ne fera aucun commentaire sur la partie dédicaces, et surtout pas sur une fan une peu particulière :-) mais vivement la semaine prochaine pour reprendre une bouffée d'oxygène made in Icogne !

Marc Aymon embarque pour une nouvelle aventure, celle du second album imminent, il emmène avec lui ses beaux textes et sa sensibilité, mais il y ajoute la touche rock qui va réellement illustrer la rupture avec le ton acoustique de la dernière tournée. Bonne route !

 

25 octobre 2008 - Caveau Le Chapeau - Cheseaux-sur-Lausanne

   

Ca faisait longtemps que je l'attendais celui-ci ! 

Un concert à Cheseaux,, là où depuis 7 ans je fais de la pub pour Monsieur Aymon. Un grand merci à l'équipe du Caveau pour avoir réussi à faire se concrétiser ce joli rève.

Après un repas pris en commun mais en vitesse chez Ciccio, il est l'heure d'aller attendre l'ouverture des portes. Bon, elles sont déjà ouvertes et c'est déjà plein ! tant pis ! on ira derrière. Pas grave, car c'est pas très grand.

Beaucoup de monde dans la petite salle du sous-sol du collège, rendue très intime par le joli décor tendu derrière la scène. Beaucoup de monde, et assez peu d'"habitués". Tant mieux car le but de ces concerts est aussi de faire découvrir à un nouveau public les qualités de l'artiste.

Première partie, donc, avec le remarquable Patrick Dufresne, batteur excellent et chic type, qui accompagne de manière impeccable les chansons entraînantes tirées du premier album. Je ne vais pas encore une fois faire la liste de tous les morceaux interprétés, car c'est quasi les mêmes qu'à Estavayer. Seul l'ordre a différé. 

Le public n'est pas apparu très mobile, mais il est vrai que la configaration assise ne se prête jamais à une ambiance délirante. Tout au plus Marc a-t-il réussi à faire lever la salle à l'entame de Elle a vu le loup, avant de lui dire de se rasseoir, ce qui à mon sens est une erreur. Au contraire, il faudrait profiter de l'occasion pour enchaîner sur Hissons les voiles par exemple, pour prolonger un peu le moment de "défoulement".

Au moment de débuter Mon arbre, Marc a entendu une petite voix chanter "le nez dans le ruisseau"... hop 2 minutes de négociation et un ptit bonhomme de 7 ans et des pommes qui monte sur scène droit comme I et sérieux comme un pape. Et le voilà en train de chanter en duo. Un peu tétanisé par le trac, lui qui connaît par coeur tout l'album avait un peu perdu de ses moyens. Tant pis, car le moment était très chouette, et les applaudissements fort nourris.

Si le Petit zizi et la planche à repasser font rire chaque spectateur depuis longtemps, c'est maintenant le Coup parfait qui se taille un joli succès. 

Après la pause de rigueur pour ravitailler les estomacs et gosiers, place à la découverte des chansons du deuxième album à venir. Plus calmes dans l'ensemble, mais tout aussi intenses. La première "live" de Pourquoi que je vis, courte poésie, est bien accueillie. L'Amandier en hiver, A St Saph, et toutes les perles du futur répertoire entretiennent un climat intimiste.

Une reprise de Va vers ce que tu aimes, puis d'Adolescent, les deux morceaux qui vont sans doute se battre pour obtenir le droit de porter la mention Single, un rappel de plus, et c'est l'immense interprétation de Je voudrais pas crever qui achève ce concert sur un dernier coup de poing. Magnifique final !

Pas de record battu finalement, car le chanteur, un peu impressionné par quelques éléments extérieurs ;-) a renoncé à interpréter Immobile et Yahvé durant le concert. Il nous les fera après seul à la gratt dans la salle. 

Un vilain coup de fatigue renvoya mes deux amours at home un peu plus vite que prévu.. Quelques discussions entre vieilles connaissances, une Stéphanie en remplaçant une autre, c'est avec "Mlle Jane" et son amie que nous avons prolongé la soirée par un petit moment sympa dans les fauteuils du pub avant que la nuit nous aspire. 

Depuis, ma collègue de travail assume le rôle difficile de maman d'une célébrité (voir plus haut), et moi je n'arrête pas de fredonner.... je voulais me coucher tôt.

Bon, c'est fini pour 2008. Rendez-vous à l'Echandole en mars, sur le chemin du second Cd ! Bonne route ! 

 

20 septembre 2008 - Taverne des Poêtes - Estavayer-le-Lac

       

S'il est toujours difficile de comparer les concerts, celui-ci restera gravé dans ma mémoire comme l'un des tout meilleurs depuis un bout de temps.

Le cadre d'abord, l'intérieur de la tour des Dominicaines, un froid assez vif au début, un cadre pittoresque. Rencontre avec le graphiste Fabian Sbarro qui va nous dessiner une nouvelle merveille pour l'album attendu au printemps prochain. Vu que l'on était pas mal en avance, pain, salami et coup de rouge, sympa l'accueil !!

La playlist est longue, longue, en tout ce ne sera pas moins de 23 chansons, rappels et reprises compris. La folie.

Une première partie assez rhytmée et drôle, puis après la pause une seconde un peu plus calme (non non pas mortelle du tout). Juste dommage que bon nombre de curieux ne soient arrivés qu'après la pause justement, tant pis pour eux. La salle bien remplie du début est carrément devenue archi-bondée après.

Alors, cette fois, j'ai tout bien dans l'ordre ;-) on chauffe le public avec le classique Astronaute, suivi directement par Le cendrier (à ce sujet, je n'aime vraiment pas quand Marc utilise le terme "bouffi d'alcool" en parlant de mon idole), mais je pardonne car la chanson est si belle. On enchaîne avec Adolescent, et ensuite la partie récréative du duo Le petit zizi - La planche à repasser. Je ne savais pas que la première citée avait été jouée à Bruxelles pour la première fois. Le public se marre comme toujours, et est en parfaite condition pour se tortiller sur Elle a vu le loup.

Marc nous présente ensuite à nouveau Hubert, non non pas le Bel Hubert garagiste chanteur de paccotile, mais le ukulélé fétiche qui va accompagner les trois morceaux suivants, le tendre Ballon, le toujours très attendu Mon arbre, sur lequele les choeurs sont bien présents, et une petite nouvelle composée au Québec voici peu. Cette chanson s'appelle Le coup parfait. Elle est interprétée à l'origine en duo avec Monsieur Roux (Ecoutez son album "Ah si j'étais grand et beau", il vaut le détour). Chanson cynique et amusante, le coup parfait me fait penser à certains textes de Renan Luce, "Monsieur Marcel" par exemple, joli coup ! parfait !  Et pour conclure la première partie, un petit tour dans le Lavaux A Saint-Saph. On s'y croirait.

Longue pause, meublée par un sketch sur la poésie, assez marrant et bien joué par les responsables du lieu, et on va repartir pour un deuxième tour. Plus sombre, moins gai, mais tout aussi prenant voir plus. Ce sera un passage en revue d'une bonne partie du futur album.

Les premières phrases d'Immobile sont couvertes par le brouhaha, mais très vite le silence revient, à l'exception de quelques abrutis locaux scotchés au bar. Le manque de respect envers un artiste m'agace toujours ! L'amandier en hiver va ensuite précèder Hymne, "une petite chanson pour dire bonjour, ou au revoir, ou on continue" ;-) sur un texte de Ronsard.

D'un grand auteur à l'autre voici le merveilleux Je voudrais pas crever, et là on peut garantir que vu l'interprétation, aucune mouche n'aurait oser voler. La version un peu modifiée de Yahvé rebaptisée Si tu m'entends là-haut pour l'occasion est très belle et on sent Marc très impliqué dans ce texte, dont la fin me laisse cependant toujours sur la mienne (de faim).

Profitant d'un silence relatif, Marc va ensuite jouer Ne meurs jamais, que je n'avais entendue qu'en privé jusque là. Beau texte et belle interprétation, mais si calme que je suis très heureux de pouvoir chanter Hissons les voiles juste après. Retour ensuite sur les classiques du premier album, avec Vendre son âme au diable, plein d'énergie, suivi Des hommes à la mer, intense sur lequel les filles font les choeurs.

A bout de ressources ou presque, Marc reprend la chanson qu'il aime beaucoup, Adolescent, avant qu'on lui réclame Va vers ce que tu aimes, soi-disant pas finie, mais tellement bien accueillie qu'il ne faudra pas changer grand chose. Sur la lancée Marc nous offre encore Viendras-tu avec moi, avant de conclure définitivement par un second Astronaute.

Superbe soirée donc, même si tout au long des chansons, j'étais en pensées à 500 kilomètres avec un petit pincement d'envie et de manque.

Vivement Cheseaux, pour battre un record avec 24 chansons ?????  "Pourquoi que je vis" est sur la ligne de départ ;-)

 

15 août 2008 - Festival Aftersky - Ovronnaz

   

Mais quelle idée de jouer dans un endroit aussi paumé, et en plus en plein hiver ! Il fallait vraiment être motivés pour faire le déplacement. Arrivés bien trop tôt et constatant que la grande foule n'était pas encore au rendez-vous, direction le village pour un (très bon) repas. Histoire de se donner des forces.

De retour devant la petite scène, nous avons dû supporter encore quelques minutes l'humour de deuxième zone d'un chanteur humoriste que j'ai vu mieux inspiré quand il reprenait Bourvil. Exit donc Thierry Romanens, et place à Marc Aymon.

Ce fut à nouveau un bon concert, même si comme toujours dans un festival, le temps est compté, et que 45 minutes passent trop vite quand on aime.

Débutant comme à l'accoutumée avec un Astronaute endiablé, Marc a d'emblée paru très à l'aise sur scène, modifiant ça et là les paroles de certains morceaux, s'adaptant aux réactions d'un public conquis par avance. Il est en plus très réjouissant de constater que sur les 12 morceaux joués, 7 n'ont pas été encore gravés. Cela nous conforte dans l'idée que le prochain disque sera un succès. Adolescent a suivi, et nous a suivis, car cet air reste dans la tête, et c'est le propre d'une bonne chanson.

Retour aux classiques avec le Cendrier en hommage à un chanteur qu'on dit à nouveau dépressif, puis le binôme comique, inversé pour l'occasion avec un Petit zizi donnant la réplique à l'initiale Planche à repasser. Il était à nouveau temps de mettre le feu et Elle a vu le loup est parfaite pour ça. D'ailleurs, le feu a même atteint le cuisinier de service qui a grimpé sur une table pour se déhancher de manière euhh..... sexy ??? :-) :-). Marc, hilare a alors avec beaucoup d'à propos modifié son texte et insisté sur les "2 minutes en tout". Avant d'enchaîner avec Mon arbre que toute l'assistance connaît, jusqu'au dernier refrain en patois, et chante en choeur.

Après avoir repris un peu son sérieux, il a convié sur scène Jérémie Kisling, pour l'accompagner au piano sur Hymne. La chanson est très jolie, même si elle reste très courte (1'45) et pourrait être un beau morceau de liaison sur l'album. A ce moment-là, on a pu mesurer tout le charisme de Marc comparé à la froideur extrême de son pianiste d'un soir.

Puis prenant en mains son petit Hubert - non non ce n'est pas un fils caché, mais un ukulélé - Marc a caressé d'une main sûre le Ballon, fruit d'un "amour invincible", et chanson très bien construite.

Le moment est alors arrivé où, dans un silence presque retrouvé, il s'est lancé dans l'interprétation du texte de Boris Vian, Je voudrais pas crever. Grandiose, émouvante, cette chanson me prend aux tripes, autant que le Cendrier des débuts. Et je me vois pensif penseur, je m'imagine lépreux, je compte les saisons, je respire cette chanson, comme un bouquet de senteurs. Une merveille. Pour se faire un (grand) nom, il faut absolument faire entendre cette interprétation !

Retour sur terre, ou plutôt sur mer, avec une dernière chanson, la plus ancienne, celle qui a tout créé, Hissons les voiles, dans un tonnerre d'applaudissements. Et un rappel, obligatoire !

Je ne sais pas ce que le chanteur avait prévu pour clore le set. Peut-être un bis de l'Astronaute ? mais comme il avait juste avant fait part de ses doutes sur un de ses plus jolis morceaux, un grand escogriffe venu du pays de Vaud a cru bon de hurler à ce moment-là un Va vers ce que tu aimes qui a semble-t-il contribué, et c'est tant mieux, à ce que Marc nous gratifie pour terminer d'un "didam didam" de folie.  Il y a des "connaisseurs" qui n'aiment pas ça, qui trouvent ce morceau trop mièvre ? tant pis pour eux ! c'est le public qui a toujours raison. Et le public a chanté, encore et encore, et même sans musique, et même sans chanteur.

Le public t'aime Marc, tout simplement !

28 juin 2008 - Zone Piétonne - La Neuveville

     

La Neuveville, canton de Berne, sur les bords du lac de Bienne. Cadre lointain, mais heureusement francophone, pour un nouveau concert en formation trio (ou quatuor si l'on inclut l'indispensable ingénieur du son).

Arrivés assez tôt, malgré quelques hésitations sur la localisation de la zone piétonne, nous pensions avoir le temps entre le soundcheck et le concert de nous restaurer sur la seule terrasse de la place de la Liberté. Bien mal nous en a pris car 45 minutes d'attente et une viande inmangeable pour mon amoureuse ont ponctué cette brillante tentative. Autant dire que si l'on a fini la soirée de bonne humeur, c'est uniquement parce que le concert fut génial, soutenu par un son d'excellente qualité.

La quasi totalité du répertoire actuel a ainsi défilé dans nos oreilles à la seule exception notable d'Un amandier en hiver. Mais le répertoire devenant fort riche, les choix deviennent cornèliens !

L'entame du concert avec un Aviateur claquant dans les doigts n'arrive toujours pas à me convaincre totalement. Par contre sitôt l'Astronaute mis en orbite, je n'avais plus rien à dire. Plus qu'à apprécier.

Cette fois-ci, contrairement à la veille, le Petit zizi a repris sa place avant la Planche à repasser. Immobile a gagné en majesté, magnifiquement soutenu par le piano d'Olivier et la batterie de Patrick, et Je voudrais pas crever m'a à nouveau emporté dans un tourbillon d'émotions peu communes.

Malgré une configuration délicate (tables et bancs) on a senti que le courant avait particulièrement bien passé entre les musiciens et les auditeurs. Un public de tous âges, attentif, participatif, et très respecteux de l'artiste, qui a dansé sur Elle a vu le loup, ondulé sur Viendras-tu avec moi, et oublié de respirer quand l'orage est tombé A Saint Saph.

La pause de 15 minutes souhaitée par l'organisation n'a pas clairsemé les rangs, et la ferveur est très vite remontée quand Mon Arbre a retenti.

Au moment du rappel, après que le Ballon eut joliment ravi l'assistance, Marc a invité tout le public à s'approcher de la scène et à danser. L'astronaute est alors revenu nous faire voler au dessus de nos soucis quotidiens. Mais personne ne voulait que cela s'arrête. Marc a alors invité deux spectatrices anonymes à le rejoindre sur scène pour danser sur le rythme jubilatoire d'une reprise de Elle a vu le loup. Plus de barrière de générations, ni de langue. La jeune anglophone et la plus âgée alémanique ont ondulé de concert, alors que Marc s'amusant comme un petit fou, s'est retrouvé couché par terre jouant sur sa guitare à la manière des idoles des yéyés, avant de glisser quelques mesures de No woman no cry dans un final endiablé.

Voilà ! sur un dernier accord les lumières de la scène s'éteignent et nous prolongeons la soirée par quelques papotages. José s'inquiète de mon silence ici. Il va être rassuré :-) Patrick trouve enfin quelqu'un avec qui parler de foot :-). Marc nous pique un stylo pour noter les commandes d'albums, puis pose pour une énième photo avec Lauriane toujours avide de souvenirs.

Ce matin, au réveil, un "Tadadadam didam didam", n'arrête pas de me trotter dans la tête. Signe que les nouvelles chansons ont été reçues 5 sur 5.

27 juin 2008 - Fête de l'EJMA - Lausanne

Ambiance agréable sous le soleil couchant, jolie scène dressée en plein centre ville, pour cette fête sensée rassembler tous ceux qui de près ou de loin travaillent dans le cadre de l'Ecole de jazz et musiques actuelles.

Après avoir supporté vaillament, mais à la cantine, une prestation flamenco, c'est avec une précision quasi horlogère que Marc, seul à la guitare monte sur scène. Les réglages sont délicats,  il y a vraiment trop de basses, mais tant pis ! comme on ne peut rien y changer le concert débute. Pas de temps à perdre car 30 minutes seulement sont à disposition.

Comme souvent, l'Astronaute ouvre le bal et se charge de mettre en apesanteur les quelques curieux qui, passant par là, vont s'arrêter et grossir le nombre des spectateurs attentifs. Puis Marc nous parle de sa rencontre avec Renaud (je n'aime vraiment pas le terme "bouffi d'alcool") pour introduire le Cendrier, toujours touchant et magnifique.

De manière imprévue arrive ensuite la petite introduction de la Planche à repasser qui sera jouée sans son pendant masculin pour une fois. Mais pour se faire pardonner de sa "cruauté" il va enchaîner rapidement avec le Ballon, chanson touchante et tendre, une merveilleuse déclaration d'amour. Arrive alors le moment d'inviter les gens à danser sur l'imparable air d'Elle a vu le loup,  Toujours enthousiasmant.

Les premières mesures d'Adolescent, joué sur un tempo plus lent qu'avant, ce qui donne une meilleure profondeur au texte, et un piège pour les spectateurs trop pressés d'applaudir, avant que le chanteur ne reprenne encore un air qui est de plus en plus intéressant, même si quelques paroles remaniées pourraient avoir encore plus de portée.

Au tour de Mon arbre de rythmer la soirée qui se poursuit très agréablement. Les choeurs sont moyens, mais le "Zenta Botetza" final, expliqué aux non-initiés nous fait bien rire.

La fin du concert va être particulière pour nous, puisque pour la première fois nous allons entendre pas moins de trois nouveaux morceaux !

Immobile, très jolie chanson sur une belle musique, que l'on imagine encore meilleure, portée par des instruments plus nombreux. 

Puis sur l'air lancinant mais très porteur d'un "tadadada didam didam" l'on découvre Va vers ce que tu aimes. Excellent tempo et belles paroles aussi.

Mais la claque reste pour le final. Un texte de Boris Vian, déjà repris par de nombreux artistes dont Eiffel et les Têtes raides. Un texte magnifique, qui monte en puissance comme la voix du chanteur, que j'ose, un peu exagérèment peut-être, comparer à certaines interprétations du grand Jacques. Ce Je voudrais pas crever va être un must, surtout avec une orchestration imparable derrière. Des cordes par exemple. Ce serait magnifique.

Voilà, trente et quelques minutes vite passées, et le plaisir intact d'écouter un "vrai" chanteur. Plaisir toujours amplifié par les rencontres et les discussions de fin de soirée, autour d'un émincé un peu trop épicé :-) et sous des plaques de verres bruyantes à souhait.

Dans 20 heures on remet ça !!!!

15 mars 2008 - Salle du Méphisto - Fully

  

Curieuse impression ce soir à Fully !

Curieuse car c'était, d'après ma chérie, l'un des meilleurs concerts acoustiques de Marc... bonne ambiance, public conquis et belles chansons. Mais que paradoxalement je n'ai pas apprécié vraiment cette soirée, la faute à une salle minuscule et surchauffée qui ne se prête vraiment pas à des concerts d'artistes confirmés.

Tout au plus est-ce dimensionné pour accueillir les trois supporters venus écouter les balbutiements d'un faux rapeur dont les textes trop convenus et l'allure bc-bg n'auront pas vraiment trouvé grâce à mes oreilles ! Bon il est très jeune, il ne peut que s'améliorer et changer son nom de scène assez particulier.

Reste à savoir s'il fallait vraiment remercier le manager pour avoir trouvé  un concert dans un endroit aussi moyen, mais ça c'est une autre histoire.

Du concert proprement dit, je retiendrai surtout la découverte en ouverture d'un court morceau avec un très joli texte ! à réentendre très vite ! puis de toutes les chansons habituelles, distillées avec bonne humeur et humour, en plaçant ici et là quelques intonations imprévues et quelques changements de paroles.

Parmi les nouvelles, Adolescent et Le ballon me plaisent toujours autant, alors que l'Amandier en hiver, la chanson la plus lente du monde comme dit le chanteur met plus de temps à se laisser apprivoiser, car je ne suis pas la bonne cible pour les chansons trop calmes ! Je l'aime cependant beaucoup.

Après une tentative ratée du jeune homme précité pour faire un "beatbox" sur Elle a vu le loup, et après avoir chanté La planche à repasser qui a rendus hilares certains spectateurs, Marc nous a gratifiés d'un petit dialogue  destiné à faire monter sur scène une jeune femme qui a interprété une chanson de Benabar ! bon, c'est pas trop ma tasse de thé, et j'ai trouvé l'interprétation un peu trop théâtrale.

C'est rare mais ici, plein de gens connaissaient les paroles de Hissons les voiles, chouette !

Ayant achevé le concert par sa chanson fétiche de Jean-Louis Aubert, Marc a ressorti pour le dernier rappel, Viendras-tu avec moi qu'il n'avait plus faite depuis quelques concerts. Bonne idée !

Et ensuite, dans les coulisses, comme à son habitude plein de gentillesse, il a rendu heureuse une adolescente qui dort désormais entourée de dédicaces et de posters.

"C'est quand le prochain, papa ????"

29 février 2008 - La Grenette - Vevey

            

Encore un petit théâtre bien sympa, pour une prestation acoustique tout en douceur et en intimité.

Pas mal d'habitués des concerts de Marc, mais aussi des gens qui découvraient pour la première fois. C'est un bon mélange, car ça garantit une ambiance agréable ! 

Le concert n'a pas été très différent des derniers, au niveau du contenu. Même si cette fois, la chanson secrète n'a plus de raison de l'être :-) C'est un bien beau texte que cet "Amandier en hiver". Vu les applaudissements nourris qui l'ont suivi, il va le garder c'est sûr ! comme il gardera aussi "Adolescent", "Le ballon" toujours magnifique interprété au ukulélé et "A Saint Saph" intime à souhait dans cette région viticole.

Et que dire de la belle reprise de J.L.A. sur "Le jour se lève encore", qu'il maîtrise vraiment bien !

Public debout pour "Elle a vu le loup", qui se rassied toujours trop tôt... en fait il faudrait enchaîner tout de suite avec "Hissons les voiles" et que les gens restent debout. On était que 3 à taper des mains dessus ! c'est vraiment nul !

Dernière chanson, "Des hommes à la mer", tellement belle.... avec cet au revoir tout en douceur pendant que le public fredonne.... "que l'on ne meure pas". Idée vraiment géniale !  Et ces chansons ne mourront jamais dans nos coeurs !

En guise de rappel, une spectatrice demande "Aurore Boréale". C'est vrai qu'elle méritait sa place ici. Et Marc nous emporte dans les cieux arctiques... avant de finir sur un dernier "Astronaute". On se lève à nouveau, et tout le monde suit le mouvement.

Sans parler des photos et autographes que Marc a gentiment pris le temps de nous accorder après (surtout à ma petite blondinette qui n'en a jamais assez lol).

Merci pour ce plaisir que tu nous donnes à chaque fois.

18 et 19 janvier 2008 - L'Esprit Frappeur - Lutry

    

Petit caveau sympathique niché au sous-sol d'une belle maison de maître, l'Esprit Frappeur est avant tout un endroit intimiste. Les quelques tables qui le parsèment peuvent accueillir quelques dizaines de spectateurs. C'est dans ce cadre très feutré que Marc a joué 3 jours consécutifs en compagnie de l'excellente interprète Natacha Ezdra.

Les deux concerts que j'ai vus n'ont pas été très différents dans leur contenu, mais par contre il y avait un monde entre le public du vendredi soir, discret, froid et peu enclin à manifester, et celui du samedi, festif, rieur et complice avec un artiste qui a dû vraiment bien s'amuser.

La prestation acoustique de Marc est toujours un beau moment d'émotion. Surtout lorsqu'il interprète avec tendresse et subtilité des morceaux aussi magnifiques que "Le ballon", "Le cendrier" ou "Aurore boréale". Outre les incontournables faisant partie du premier album, il a également réintroduit pour mon plus grand plaisir le "Hissons les voiles" du début de l'aventure.

De manière originale, il nous a offert en guise de rappel trois chansons relativement nouvelles, à commencer par le très émouvant "A St-Saph" de circonstance en cet endroit viticole, puis l'accrocheur "Adolescent" que nous savons déjà quasi par coeur. Enfin pour conclure de manière tendre de très belles soirées, il nous a offert une chanson "secrète" qui n'en est plus vraiment une, mais dont j'ai promis de ne rien dévoiler.

On en redemande !!!!

30 novembre 2007 - Le Bilboquet - Fribourg

  

Petit caveau super sympa situé dans la zone fribourgeoise qui bouge, 100 personnes à tout casser, assises autour de petites tables, Voilà le décor de notre premier "vrai" concert de la formation trio.

Installés tout devant, plein centre, la place idéale pour savourer ce nouvel opus des aventures de l'astronaute.

L'ordre des chansons est presque identique à celui de Nyon, mais le son est bien meilleur, et l'on peut savourer toutes les paroles que l'on connaît déjà par coeur. Les claquements de doigts d'un Aviateur ont à peine commencé à résonner que l'on sait déjà que ce public sera bon, même assis ! L'Astronaute lui succède et nous emporte avec lui dans les nuages, tout là haut près du soleil, où règne un certain diable à qui l'on vendra encore une fois notre âme en toute âme et conscience.

Petite intro classique pour expliquer le Cendrier et notre coeur fond de concert sur ce si beau texte. Emotion doublée par l'enchaînement d'un hommage émouvant aux vignerons de A St-Saph. Sobre et touchant même si les clichés sont parfois un peu évidents.

A peine remis de ces deux morceaux tendres, nous voilà partis dans le rire, avec le Petit zizi et sa compagne La planche à repasser. Indissociables, et malgré les commentaires entendus après, non ! il ne faut pas les mettre sur un disque. Ce sont des chansons d'ambiance, de contact, qui ne doivent pas être condamnées à la froideur d'un objet inanimé.

Et Marc d'inciter le public à se lever, lequel répond comme un seul homme, et l'on tangue sur Elle a vu le loup. Quel bonheur !

Un invité surprise rejoint Marc sur scène. Eric Constantin, interprète valaisan en exil à Fribourg. Deux duos successifs sur deux des plus entraînants morceaux du répertoire. Hissons les voiles, puis Mon arbre. Pourquoi diable les gens se sont-ils rassis ? l'on a envie de bouger sur les rythmes enlevés et sur l'harmonica endiablé d'Eric.

Ovation méritée, avant un retour au semi-calme, Viendras-tu avec moi, encore une fois la question n'induit qu'une évidence... partout et toujours ! puis Des hommes à la mer, qui est devenu un peu mon hymne depuis la semaine d'avant. C'est un vrai rêve de pouvoir la fredonner à l'oreille de celle qu'on aime.

Rappel... enthousiaste, et une musique qui ne me rappelle pas grand chose, et pour cause, je me concentre sur les paroles, je déguste la musique, mon amour est scotché, moi aussi... Adolescent est un tube, énorme, une grande chanson... juste encore peut-être un peu trop courte ! et si Sarclo pense que c'est digne de la StarAc, c'est parce que lui n'a jamais pu faire une chanson digne de quelque chose.

Adolescent.... retenez ce titre.... ça va cartonner !

Bon je m'égare.... suite du rappel avec un magnifique Ballon au yukulélé et sans micro, génial, intime, très beau.

Encore un rappel, eh oui... c'est le fun. La nuit ? non, juste un astronaute qui repasse, devant un public à nouveau debout et chantant à tue-tête. Dernier salut... trop court bien sûr.... comme j'ai essayé de le dire à un sympathique anglophone : when we love, we always find the show too short. Il a compris et approuvé :-)

Deux mots sur un after comme je n'en ai presque jamais vécus .... invités au repas (merci beaucoup à Marc et à toute l'équipe du Bilboquet), puis assis en cercle dans la salle avec quelques guitares et de nombreuses chansons.... Aubert, Aldebert, Renaud , Goldman... une ballade Nord-irlandaise qui a fait ressurgir dans les yeux du chanteur et les miens des souvenirs d'une Cigale en apesanteur. Un Adolescent bissé pour que je puisse l'enregistrer... et la bonne humeur, la chaleur humaine, l'amitié et l'amour.... 

Merci pour tout !!!!!

24 novembre 2007 - Usine à Gaz - Nyon

   

Cette soirée Option musique était placée sous le signe des talents romands. Un curieux mélange de genres d'ailleurs.

La prestation en ouverture de Nicolas Fraissinet fut tout à fait remarquable. Ce pianiste-chanteur et son groupe ayant une vraie présence, de belles chansons, de l'humour, et de jolis rythmes, nous avons craqué pour son talent.

Ensuite, le concert de Solam fut prétexte à retrouver le bar. En effet les rythmes flamenco n'avaient pas vraiment la cote et nombreux sont les spectateurs qui ont déserté l'avant de la scène, lassés par les longues mélopées et les claquements de talon. Même si le contrebassiste est excellent, tant dans son jeu que dans ses attitudes, ce groupe ne m'a pas convaincu, contrairement à ma fille qui a déjà écouté le cd ce matin !

Arrive le tour de Marc... pas mal de petits problèmes techniques à régler pendant l'installation, mais enfin j'ai l'occasion de voir la formation trio, même si le concert est plus court que dans une circonstance normale. Ainsi les claviers d'Olivier Magarotto, et les percussions de Patrick Dufresne étaient présents pour habiller la voix du chanteur et le son dans la salle était très correct.

Dès le début, une version de l'Aviateur toujours un peu jazzy, mais dont la fin était totalement remaniée. Adieu les 2 dernières phrases qui, c'est vrai n'apportent pas grand chose à l'histoire. Après cette mise en bouche tranquille, l'Astronaute a pris son envol pour inviter les derniers sceptiques à la fête, avant de leur faire Vendre leur âme au diable de superbe manière.

Le cendrier fut un moment d'émotion très fort, comme toujours, mais aujourd'hui plus encore. Deux mains qui se joignent et toute une symbolique. Décidemment cette chanson aura toujours une histoire exceptionnelle.

Récréation après, avec le Petit zizi que Marc essaie de vendre aux abonnés du bar, ça marche en partie d'ailleurs. Qui dit zizi, dit nénés :-) et c'est donc la planche à repasser (jouée à la planche à laver) qui lui succède. Humour, sourires, tendresse !

Changement de rythme, ambiance assurée, Elle a vu le loup sort tous les danseurs de leur tanière. Nous ondulons au son de cette sublime reprise, avant de continuer la fête sur l'air archi-connu de Hissons les voiles, LA chanson qui pour moi symbolisera à jamais mon aventure Mistral et Marc Aymon !

On repart dans une douceur relative, avec Viendras-tu avec moi. Pas la peine de poser la question, car tu es là et c'est drôlement bien. Puis la dernière chanson, Des hommes à la mer, toujours aussi prenante et belle, et c'est tellement agréable de sussurer à l'oreille de celle qu'on aime : "donne-moi quelque chose qui ne s'éteint pas, apprends-moi quelque chose qui ne meurt pas".

Il fallait bien un rappel, malgré le temps minuté. Marc a choisi de nous apporter encore des beaux souvenirs, avec Mon arbre joué en solo guitare et choeurs du public, bons choeurs d'ailleurs sauf sur "Iré corba lo na ien per on biss". Mais quelle belle manière de finir ce concert.

Vu l'heure tardive, nous abandonnons Nour à son sort, et reprenons la route, avec un "c'était bieeeeen" qui nous sert de leitmotiv.

Merci chanteur, encore une fois.... pour le verre, pour la discussion, pour tout !

17 novembre 2007 - Théâtre de Beausobre - Morges

Première partie de l'excellent Thomas Fersen sur la belle scène de Beausobre, Marc n'avait droit "qu'à" une demi-heure pour séduire ceux qui ne l'étaient pas encore. 

Mission accomplie de belle manière, en solo,  30 minutes de plaisir avec L'astronaute, Le cendrier, Vendre son âme au diable, La planche à repasser, A Saint Saph, Le ballon et Des hommes à la mer.  

Un choix résolument intimiste tout à fait adéquat à ce genre d'endroit et à un public assis. 

Il faudra un jour que Marc revienne à Beausobre en vedette, il le mérite incontestablement.

Trop court mais super chouette ! comme le fut l'entier de la soirée, illuminée par une présence.

10 novembre 2007 - Pré aux Moines - Cossonay

Pas vraiment un concert ordinaire. Une soirée hommage à Monsieur Bourvil, hommage rendu par une partie de la scène musicale romande.  

Bien beau spectacle vraiment. Sous la houlette de Claude Mordasini dit Morda, passionné s'il en est, tour à tour le romantique Yves Z, l'étonnant Pascal Rinaldi, le fantasque Thierry Romanens, sans oublier Yann Lambiel et l'accordéoniste Olivier Forel ont tous fait revivre aevc justesse, tendresse et humour le regretté André Raimbourg.

Marc Aymon nous a gratifié de nombreuses apparitions, et parmi celles-ci, deux solos, tout d'abord sur la fantastique "Ballade irlandaise" qui a tant inspiré Renaud, puis sur une chanson amusante : "Moi j'te regrette". Il a également interprété tout en douceur le superbe "J't'aime bien" avec Yves Z au piano, le classique "C'est la vie de Bohême" avec Morda, dans la bonne humeur, et un délirant "C'était bien", vous savez...le ptit bal perdu... avec Thierry Romanens.

Dans la partie finale du spectacle, tous les artistes réunis ont chanté déguisés, sur "le papeau des pompiers", puis "Salade de fruits" pour terminer par le non moins incontournable "La tactique du gendarme".

Plaisir des artistes et plaisir du public, très belle soirée.

22 septembre 2007 - Les Docks - Lausanne

    

Autant le dire tout de suite, il n'y aura pas l'ombre d'une critique dans ce compte-rendu.... parce que tout simplement ce fut un excellent concert, avec un excellent public.

Exercice périlleux que de jouer seul à la guitare devant un public qui venait essentiellement voir Renan Luce. Exercice réussi et ô combien, puisqu'à l'applaudimètre les deux artistes ont côtoyé les sommets.

Débutant comme à son habitude par l'"Astronaute", idéal pour chauffer une salle très vite attentive, Marc a su très rapidement mettre dans sa poche l'entier d'une salle enthousiaste comme rarement ! Je suis toujours aussi nul pour retenir les chansons dans l'ordre, donc pas de play list.... juste quelques nouveautés.... des dialogues un peu modifiés qui font mouche à chaque fois entre les morceaux, un "Saint-Saphorin" pétillant de tendresse et de sincérité, des jolis arrangements un peu partout, et une excellente trouvaille sur "Des hommes à la mer", sortie de scène à la guitare pendant que le public chante..."pour que l'on ne meure pas", émouvant et très beau. Pas d'Aurore boréale, pas de Melody, ni de Viendras-tu avec moi.. très bon choix en fait vu la réceptibilité du public. Il fallait des refrains à reprendre en choeur.

Sur "La planche à repasser", "Elle a vu le loup" et "Mon arbre", on a frôlé l'hystérie collective, tandis que "Saint Saph", "le cendrier", et "le ballon" en dernière chanson, ont touché en plein coeur même les plus sceptiques.

Après ce merveilleux moment, a suivi une autre grande prestation, celle de Renan Luce que je découvrais et qui m'a totalement emballé !

En fin de concert lors du rappel, un deuxième micro est apparu sur la scène, et Renan a invité Marc pour un duo endiablé sur "Mon Arbre". L'enthousiasme des spectateurs a alors atteint son paroxysme. 

Voilà !  2 heures du mat, j'ai des frissons, j'ai pas sommeil, je monte le son....  ça vous fait penser à Chagrin d'amour ?... ben non, perdu !  c'est plutôt Bonheur musical.

Ah oui, j'oubliais... puisque tu viens par ici José..... nickel chrome, comme d'hab,  le son... :-)

8 septembre 2007 - Fête des Musiques - Chippis

Il m'a fallu pas mal de temps pour me décider à être du voyage en appesanteur aux confins du Valais. Mais la perspective de rater le dernier (?) concert de la formation complète a fini par avoir raison de mes réticences. Et puis, il y avait toute la bande, les trois mousquetairettes du Valais, celles, dont je veux bien être le "d'Artagnan" si elles sont d'accord :-)

Concert sous tente, des tables partout, quelques craintes donc sur l'ambiance. Qu'importe, il n'était pas question de vivre ce concert assis, et dès le premier refrain astronautique, les fans de toujours ont envahi le (petit) espace libre au devant de la scène.

Magnifique entrée avec un décor plein d'étoiles, celles qui ne m'ont toujours pas quittées ce matin, qui brillent encore dans mes yeux. Et un Astronaute endiablé qui virevolte au son impeccable de Monsieur José Gaudin. Le jour s'achève et la nuit s'étoile donc, emportant avec elle toutes les plus belles chansons d'un répertoire désormais connu sur le bout des lèvres.

De la qualité artistique du concert, je n'ai rien à relater, ce fut comme souvent excellent. Encore une fois réentendre le mythique Hissons les voiles, chanter à tue-tête sur Mon arbre, savourer les yeux fermés les longs et puissants passages musicaux, s'envoler avec l'aviateur, retrouver les contrées glacées de l'Aurore boréale, et communier, car c'est le mot qui décrit le plus ce qui s'est passé ce soir. La communion parfaite entre des musiciens et un public, la magie de quelques notes égrenées aux quatre vents, le plaisir tout simplement.

Pour ce qui concerne les émotions par contre, il y aurait beaucoup à dire, beaucoup trop. Pas question de m'étaler ici dans le récit de tout ce qui me traverse l'esprit. Simplement la certitude que je me souviendrai jusqu'à la fin du monde de ces quelques ballades sur lesquelles nous nous sommes balancés de concert, de nos regards échangés, partagés entre un plaisir immense et une nostalgie à venir, du bonheur d'être avec vous toutes ! Rien ni personne ne pourra nous enlever tout ce que nous avons partagé.

Il n'y a pas d'amertume, pas de tristesse, juste une envie de recommencer encore et encore, et ce voeu lancinant que l'amitié résiste aux vents, aux marées et à la cruauté parfois de la vie. 

Le point final de ce petit récit sans prétentions va tenir en une courte phrase sincère :  Lyd, Caro, Suma, je vous aime vraiment énormément.

23 juin 2007 - Fête de la terre - Lausanne-Montbenon

Ambiance très bon enfant, dans un joli cadre de verdure, pour une non moins jolie cause. Tous les ingrédients pour passer une bonne soirée.

En préambule, une annonce, ce soir Marc Aymon va faire de l'inédit... un concert en duo, avec un pianiste rencontré depuis peu. Indulgence de rigueur donc.  Mais voilà, quand de bons musiciens se rencontrent ils arrivent rapidement à faire de la bonne musique. Leur complicité a sauté aux yeux dès le début.

La set list a ressemblé à celle d'Ouchy, excepté la Nuit et Aurore Boréale, mais j'ai pu réentendre en version plus finie le beau texte sur les vignerons de St Saphorin, beau texte, mélodie moyennne. Je dirais que cette chanson ne m'inspire pas encore.

Pendant ce concert j'ai beaucoup ri, plus que d'habitude, la faute à un Mister S. un peu imbibé qui a fait un joli numéro scénique sur Mon arbre. Néanmoins, on a bien senti que Marc avait un peu peur pour sa guitare ;-)

L'arrangement des morceaux était agréable, le final de Viendras-tu avec moi, même sans l'orchestre, c'est quelque chose.

Dans la colonne "bof", je vais malheureusement classer l'Aviateur. Cette version quasi a cappela est décidement beaucoup trop jazzy pour mon goût, et je dois dire que contrairement à d'autres ce morceau ne m'a jamais donné l'impression de pouvoir devenir un incontournable.

A part ça, aucune faute de goût, un public lent à démarrer, mais nombreux et finalement très réceptif. Une chouette soirée vraiment, illuminée par un temps agréable. On en redemande !

31 mai 2007 - Fête de la bière - Lausanne-Ouchy

Fête de l'eau plutôt vu les cordes (pas celles des guitares) qui se sont abattues sur nos pauvres têtes pendant la totalité du concert,

Dur de motiver les foules par un temps pareil, mais on a quand-même dénombré une trentaine d'inconscients qui se sont tenus debout sous le pluie pendant une heure et demi, les autres préférant écouter de loin, depuis l'abri des cantines et des stands à houblon.

Du concert lui-même, j'ai retenu quelques leçons. Tout d'abord que même très enrhumé, Marc se débrouille toujours pour nous faire une belle performance. Et puis, que la pluie n'a pas d'emprise sur la qualité des lumières de Sam et du son de José, irréprochables comme toujours. Enfin que des musiciens quasi virtuoses n'ont pas besoin de 5'000 personnes pour se transcender sur des morceaux tels que la Nuit, Viendras-tu avec moi ou des Hommes à la mer.

Nous n'avons pas eu de nouvelle chanson cette fois, mais pour remplacer un Ballon oublié, Marc a ressorti de son sac à trésors, une sorte de relique précieuse, un trésor, la chanson grâce à laquelle je l'ai découvert et aimé tout à la fois. Chanson mythique et appel au large qu'il a eu de plus la gentilesse de dédier de manière extrémement naturelle et touchante "à la seule personne présente qui la connaît et à sa petite fille" ; petite fille qui a ouvert de grands yeux, et qui de retour à la maison a d'abord annoncé cet événement avant même de se sécher ! Merci beaucoup ! C'est bien la première fois qu'un chanteur célèbre me fait une dédicace en public ;-)

Après un concert solide et vraiment agréable, le Cendrier a presque refermé la page de mai, juste avant une dernière reprise d'un Astronaute ô combien léger, virevoltant de toits en nuages.

Et c'est bien trempés, mais ravis, que le vieux supporter et sa progéniture sont rentrés au bercail pour attendre leur prochain rendez-vous avec la nouvelle idole d'une ex-fan de Lorie !

27 avril 2007 - Rockin' Chair - Vevey - en 1ère partie de Glen of Guinness

Après plusieurs mois d'abstinence, nous avons pu regoûter au son Marc Aymon, en solo et en première partie du groupe de son manager !

Le public, en majorité, n'était pas venu pour Marc, c'est pourquoi l'Astronaute a passé un peu inaperçu dans le brouhaha ambiant. Mais petit à petit les gens se sont faits attentifs pour la plupart, et la potion magique a opéré. Le druide a alors sorti de sa marmite un Cendrier toujours beau à pleurer et le petit zizi et la planche à repasser ont bien contribué à créer cette complicité indispensable entre l'artiste et son public.

Plusieurs arrangements modifiés, de nombreuses variantes dans les interprétations, sur Aurore Boréale et Elle a vu le loup notamment, Un Aviateur a cappella s'il vous plaît, Mon arbre avec en guest star le plus grand violoniste du irish sound Xavier Moillen (moment absolument génial), et une découverte d'une très jolie chanson sur les vignerons (ceux qui étaient là ont apprécié c'est sur !).

Des bonnes transitions parlées entre les morceaux, un son de qualité, et un public finalement assez réceptif, ont contribué à faire de cette première partie de soirée une réussite presque totale. Il manquait juste à un moment donné le fameux capodastre :-)

Quelques hommes à la mer, ici tout près du lac, ont mis le point final à une prestation vraiment chouette.

Certains eux, arrivés en retard, ont tout raté....enfin pas tout non, puisqu'ils ont vu les Glen of Guinness, dans un show qui restera longtemps comme un de mes meilleurs souvenirs,...mais cela est une autre histoire.

Et comme c'est toujours le cas avec les musiciens valaisans et les amies valaisannes, j'ai passé une merveilleuse soirée.

24 septembre 2006 - Festiv Terre des Hommes - Massongex

La pluie a eu le bon goût de ne pas s'inviter, de ne pas gâcher la fête. car fête il y a eu !

D'abord, par un impressionnant concert de Glen of Guinness avec l'ensemble de cuivres valaisans. Superbe spectacle de Folk off qui s'est terminé en impro au milieu du public pour le plus grand plaisir des nombreux spectateurs.

Ensuite, par l'ambiance conviviale, la gentillesse de tous, du plus connu des musiciens à la plus anonyme des vendeuses de sandwichs. C'était la fête des enfants, la fête de la vie et de l'espoir.

Marc Aymon, sous la "club tent" ! un petit goût de déjà entendu.... mais cette tente-là était bien petite pour accueillir une si bonne prestation. Dommage de ne pas avoir pu utiliser la grande scène.

Le concert a failli se dérouler normalement, avec une play-list habituelle et des dialogues sans réelle surprise. Quoique... tiens depuis samedi soir, le foot n'est plus tout à fait de la merde :-)  Bon concert donc, avec un son puissant et très bon, un public bien réceptif, et puis la petite surprise.... une cohorte d'enfants qui arrive sur scène pour chanter avec Marc. "Mon arbre" par la chorale des enfants de Terre des Hommes, ça le fait !, tout comme le morceau improvisé après sur des rythmes africains endiablés, et qui sera d'ailleurs bissé.

Reprise ensuite du cours normal des choses, et un "Cendrier" pour finir. Pour finir, pas tout à fait, puisqu'au lieu du salut traditionnel, Marc décide de remettre en apesanteur l'"Astronaute", pour un final endiablé.

Très chouette journée !

18 juillet 2006 - Paléo Festival - Nyon

En ce jour quand-même assez exceptionnel, j'aimerais tout d'abord remercier une certaine sédunoise de m'avoir contacté sans me connaître, un jour de mars 2001. Sans elle, je serai passé à côté de beaucoup de choses. Je n'aurais pas connu Mistral, Marc, La bande du HLM, et surtout ma petite fée des montagnes irremplaçable dans mon coeur.

Souvenir : 7 avril 2001 - La Bodega - Haute Nendaz - extraits :

...Dès les premiers accords, le courant passe, mais je dois bien avouer que je n’accroche pas au quart de tour, les trois premiers morceaux sont agréables, sans plus… Puis viens Hissons les voiles, et là, le grand déclic... Mon approche change alors. De simple curieux, je deviens spectateur attentif....La soirée se prolonge tard, très tard,... Un chanteur qui ne veut plus quitter la scène, une dernière dit-il pour la 5ème fois... Le retour est tardif, mais une chose est sûre, je n’ai pas fini d’écouter Mistral !!!!

Un peu plus de 5 ans sont passés. Cinq années à y croire, cinq années à penser que le ptit chanteur de Mistral deviendrait un grand de la chanson. Et voilà...

Marc Aymon au Paléo !  ça fait drôle, ça fout même des frissons de bonheur et d'émotion. Moi qui ne suis pourtant pas le plus sensible des humains, j'ai eu du mal. Toutes les galères, tous les concerts bancals dans des lieux peu adaptés, la dissolution de Mistral, les concerts acoustiques, le renouveau, tout s'est bousculé dans ma tête, pendant que défilait un bon concert, bien mené, avec des jolies transitions entre les morceaux, et un public fidèle qui n'a pas trop déserté les travées à l'heure de Dionysos. Les morceaux se sont succédés avec bonheur retenant les inconditionnels et attirant les curieux.

La play-list était identique à celle de la Cité. Avec le professionnalisme du Paléo en plus. Seule particularité, un duo avec Lole, sur la "valse du temps" , chanson un peu guimauve déjà entendue lors des spectacles d'Evionnaz. Dans l'ensemble, une excellente prestation, sans temps mort, bien équilibrée, et servie par un son puissant et un jeu de lumières efficace. Des attitudes "à la Renaud" : assis, la main sous le menton, ou faisant chanter la foule... "les filles c'est mieux, ... mais non, c'est pas vrai ! les garçons c'est mieux !" et déjà des automatismes, des phrases qui font applaudir, ou réagir. Pas forcément spontané, mais à coup une sorte de marque de fabrique. Une identité. Et franchement, le Ballon, avec ou sans les militaires, c'est une @@@ de belle chanson !

Bien sur, ce n'était "que" la Club Tent, bien sur c'était en ouverture, mais il faut bien commencer par un bout de l'Asse. Pour la grande scène, on reviendra dans 2 ou 3 ans. En attendant, il faut savourer l'instant à sa juste valeur. Celle qu'on peut donner à un artiste romand qui franchit pierre après pierre le ruisseau de la renommée.

Bon, les gars, vous avez goûté à la griserie de la notoriété. Y a plus qu'à continuer, pour notre bonheur ... et le vôtre.

14 juillet 2006 - Festival de la Cité - Lausanne

Vendredi 14 juillet ! l'occasion de finir la journée par un feu d'artifice musical ! Qui plus est à 5 km de chez moi. Tiens, ma ptite blondinette veut venir. Ok !

Morceaux choisis avant le concert :

- Dis papa, le chanteur qu'on va voir c'est Marc Raymond ?

- Il existe vraiment en vrai alors ? c'est pas seulement un dessin sur la voiture !

- Tu le connais. Tu connais une vedette ! dommage que ce soit pas Matt Pokora quand-même !

- Tu crois qu'y aura des chansons que je pourrai danser ?

Et c'est parti comme d'hab avec un petit Astronaute endiablé. Puis Vendre son âme au diable, et arrive le Ballon. Un ballon d'oxygène c'est sur, c'est très bon pour notre air ! A la fin Marc dira : oui je sais que certains pensent que c'est un peu comme Renaud, En cloque. Il est sûrement loin de savoir que quelques heures avant, un petit révolutionnaire du 14 juillet est né à Carpentras. Son nom : Malone Oscar Olivier Séchan. Eh oui !

Et hop, d'enchaîner sur Elle a vu le loup, la Planche à repasser sans son petit zizi pour une fois. Et tiens une variante, il parle de Thierry Romanens.... bien sûr ! le voilà sur scène pour la fin de la chanson, puis pour un duo superbe sur Mon arbre, et enfin toujours en duo sur une chanson qui doit s'appeller "Les mots doux" probablement.

La suite du concert apporte son lot de merveilles comme toujours et trouve son apothèose avec un rappel magnifique. La nuit pour sa majestueuse ambiance, l'aviateur pour son rythme échevelé et un Cendrier toujours a cappella, avec des centaines de personnes silencieuses suspendues à la voix limpide d'un chanteur heureux. Magnifique !

Morceaux choisis après le concert :

- Dis papa, tu me prêtes le disque ce soir ?

- Tu connais la vendeuse des disques, ouahhhh !

- T'as vu, Marc Raymond, Aymon pardon ! il est là ! tu crois que je peux prendre une photo pour qu'il signe dessus ?

- Il m'a ébouriffé les cheveux, il est trop sympa !

- T'as vraiment trop de la chance de connaître une vedette !

 

16 juin 2006 - Fiesta - Payerne

Festival gratuit open-air dans la vieille ville de Payerne, voici le cadre de la première excursion de Marc Aymon dans la Broye vaudoise. Magnifique de pouvoir chanter au pied de la somptueuse abbatiale. Malheureusement trop tôt dans la soirée pour que l'éclairage scénique puisse déployer ses effets.

Gros rhume = chanteur inquiet ! heureusement cela ne s'est pas trop fait sentir pendant le concert. Comme d'habitude la prestation a été bonne, et n'étant pas musicologue, je n'apporterais rien de constructif dans la critique artistique. Par contre, profitant d'une ambiance agréable, je me suis intéressé aux réactions du public, ce qui n'est pas dénué d'enseignements.

L'astronaute qui ouvre traditionnellement le show est malheureusement passé un peu inaperçu. Le public de curieux ne s'est vraiment approché que plus tard, vers la 3-4ème chanson. Mais c'est souvent comme ça dans un tel contexte.

Le ballon : s'il a fait gagner de nombreux points dans le coeur des supportrices, il a aussi échaudé quelques mecs : entendu derrière moi : "... ce mec, il aime rien, ni le foot, ni l'armée... il est nul..." , leçon à retenir. ne jamais être trop négatif envers une catégorie de personnes. Si Renaud peut se le permettre vu que le public est déjà acquis à sa cause, un artiste moins connu doit y faire attention. Et puis franchement, critiquer le foot pendant la coupe du monde lol ... et critiquer l'armée à Payerne, c'est un peu comme si on allait dire à un vigneron de Fully qu'on n'aime pas le fendant ;-)

Le petit zizi et la planche à repasser : indissociables, ces deux morceaux sont indéniablement une réussite sur scène. Impressionnant, le nombre de sourires, voire de franche rigolade qu'ils suscitent. Et quelques spectateurs ont été même déçus de ne pas les retrouver sur le disque.

Des hommes à la mer : si avec l'éclairage nocturne habituel qui les soulignent, les envolées scéniques prennent tout leur sens, lorsqu'il fait jour, la gestuelle de fin de chanson s'apparente plus à des gesticulations pouvant être perçues comme grotesques par des gens qui ne connaissent pas le spectacle. (Dommage, car nous on sait !)

Elle a vu le loup : pourquoi avoir occulté la présentation du morceau (oû étais-je inattentif ?). Du coup de nombreux chuchotements laissaient penser que les spectateurs cherchaient où ils avaient "déjà entendu ça".

Un petit peu dommage enfin d'avoir fait passer à la trappe Getting away, qui dans un tel festival aurait surement très bien été accueilli. Mais bon, question de timing sans doute.

Au bilan final, les quelques jeunes curieux sporadiques du début se sont transformés au fur et à mesure en une masse d'auditeurs attentifs de tout âge. Marc Aymon et son groupe ne laissent personne indifférent, et peuvent toucher un très large public. Preuve est faite que ce qui est consensuel n'est pas forcément mièvre et aseptisé.

Belle soirée donc, et bon entraînement pour la Cité et le Paléo.

27 mai 2006 - Francomanias - Bulle

Et bien voilà ! Il fallait bien que ça arrive... mon premier vrai concert du groupe en dehors du Valais. Et un peu d'inquiétude tout de même : loin des inconditionnels et des amis, comment le public va-t-il réagir. Lui qui connait parfaitement Bertignac, un petit peu Pauline Croze, et qui va te découvrir, toi Marc Aymon, le romand qui monte.

Le nombre d'autographes et de disques vendus à la sortie suffisent à résumer l'accueil. Enthousiaste ! avant même d'avoir commencer à chanter, la salve d'applaudissements nourris reçue aura surement suffi à te décrisper, toi qui une fois de plus à fait preuve d'une maturité impressionnante. Justesse de la voix, perfection des arrangements, impeccable dans les transitions entre les chansons, le groupe a séduit hors de ses bases et posé les jalons d'un merveilleux été. Et même si  toujours aussi perfectionniste, tu es certainement convaincu d'avoir mal chanté ;-) le public lui ne s'est pas trompé.

L'astronaute avait mis en appétit les curieux et réjoui les connaisseurs, "aux Francomanias, à Etretat", bien vu ;-). Vendre son âme au diable a enfoncé le clou avant que le tendre Ballon ne mette définitivement le public dans ta poche. T'as beau pas aimer le foot, c'est pas grave, moi j'aime le foot et Marc Aymon ! et tant qu'on est pas militaires... tout baigne !

Tu connais pas beaucoup Renaud ?, menteur :-) tant pis pour lui si tu es meilleur !, la version enlevée de Elle a vu le loup ne fait que le confirmer. Et ta "chambre de filles" a bien belle figure quand elle résonne d'une planche à repasser, d'ailleurs, même si Melody n'y habite plus, elle continue à hanter tes concerts.

Pascal Auberson n'était pas là. Personnellement je ne le regrette pas vraiment. La version live d'Un homme à la mer est tellement belle avec ta voix qui s'élève au dessus des marées. Et ce final impressionnnant, cette musique qui ne semble jamais devoir s'arrêter de gronder, comme des torrents d'écume.

L'occasion est belle pour saluer le talent énorme de tes musiciens. La virtuosité de Philippe, la polyvalence de Patrick et la sobriété efficace de Denylson. Une chouette équipe vraiment !

Rappel, déjà ! le temps passe si vite ! La nuit, éclairage tout en subtilité, la main dressée vers un ciel sans nuages, et à nouveau cette musique dans laquelle tu sembles te fondre, prisonnier de sa magie. Un aviateur endiablé qui deviendra, aux dires de certaine, peut-être un hit dans un futur pas lointain. En tout cas, il n'engendre pas l'assoupissement !

La fin, pas tout à fait ! tu prends ta guitare et je suis un peu déçu ! mais non, tu la rejettes dans une inspiration bienvenue, et comme au Totem, mais cette fois volontairement, tu offres à ce très bon public un Cendrier a cappella si beau, si émouvant. Non, mon gars, tu n'es pas le seul à avoir ce morceau dans tes préférés !

C'est fini sur le silence du vent. oubliés Pauline Croze et Bertignac. Nous rentrons avec nos souvenirs et le plaisir de t'avoir vu après le spectacle, décontracté, et quand même content de toi ! non ???

"On sait que rien ne nous tient et le jour nous éloignera" ...jusqu'au prochain soir magique !

4 mai 2006 - Totem - Sion

© Vincent Luyet

C'était mon 13ème concert depuis la fin de l'aventure Mistral. Treize, un signe du destin pour l'année de l'éclosion !

Quelqu'un m'a demandé l'autre jour quel plaisir je pouvais bien trouver à aller écouter toujours le même chanteur. Sur le moment, pris de court, je n'ai pas su quoi répondre.

C'est vrai finalement, pourquoi ? pourquoi toujours Marc Aymon ? pourquoi jamais Pagny, Springsteen, Deep Purple ou Madonna ?

La réponse, je ne peux pas la formuler. Vous pouvez la trouver vous-même. Il suffit de venir à un concert, il suffit d'entendre quelques mesures d'une chanson et vous comprendrez. Vous comprendrez que ce type-là à quelque chose de plus, qu'il vous donne envie de l'aimer. Sur scène, il donne tout, passant au travers des imperfections et des erreurs de jeunesse. Il y a toujours quelque chose de nouveau à entendre, toujours un arrangement meilleur que celui d'avant, toujours une petite surprise au moment le plus inattendu. Un concert de Marc Aymon, c'est ça ! ce n'est rien d'autre qu'un moment d'éternité.

Que dire du concert de ce soir alors..., que dire de plus... ? tout au plus quelques petits flashes pris sur le vif. Pour ne pas se répèter ! Ne pas trop encenser par peur de n'avoir plus rien à dire, car la qualité de l'ensemble ne fait que s'améliorer.

Ma deuxième écoute du Ballon a confirmé ma première impression. Ce texte est vraiment splendide !

Les arrangements musicaux sur la Nuit, Viendras-tu avec moi., et surtout sur Des hommes à la mer, sont géniaux. Je me réjouis de les entendre appliqués à une grande scène et à un large public non pas de fans, mais de curieux ! Ca va en scotcher plus d'un !

Getting away, que j'ai un peu égratignée précédemment.... ben oui, y a que les imbéciles... vous connaissez la suite. Finalement elle est sympa cette chanson, surtout le refrain à trois voix. En tout cas ça m'a donné envie de découvrir le groupe James !

et last but not least : Le Cendrier ! en panne de guitare, une version a cappella qui a clos ce concert magnifique sur des frissons de bonheur.

We're getting away with it / All messed up / Getting away with it / All messed up / That's the living

 

8 février 2006 - FNAC - Lausanne

 

 © PatK

 

Concert ? pas tout à fait, simplement un petit set destiné à faire découvrir un chanteur dont l'album est en écoute à la FNAC.

Le cadre : une cafétéria sympa, mais un peu reculée par rapport au magasin, donc pas grand monde, quelques curieux, quelques consommateurs venus là par hasard, et qui resteront jusqu'au bout ! une poignée de spectateurs donc, dommage...

 

9 chansons, seul à la guitare, ça change radicalement de la mise en scène de janvier ;-)

Qu'importe, l'émotion est toujours présente et les chansons gagnent en humanité ce qu'elles perdent en orchestration.

L'aviateur en est le plus parfait exemple. C'est la première fois que j'arrive à savourer vraiment l'entier des paroles.

 

Difficile de tout percevoir quand on a l'oeil droit rivé sur l'écran d'une caméra,

difficile également de résister à l'envie de taper du pied, gare aux secousses !

 

Marc Aymon a joué à la FNAC, dans la cour des grands. Une étape de plus ...

et si aujourd'hui, personne n'a encore sollicité le droit de faire un duo avec lui, comme l'avait fait en son temps avec Aubert

un certain..... Marc Aymon, nul doute que d'ici peu ses chansons seront assez connues pour être fredonnées partout.

 

"On s'était juré qu'il aurait du succès

Parce que le talent il meurt jamais

et c'est le temps qui le prouv'rait"

 

 

21 janvier 2006 - Théâtre Interface - Sion

 

 © Alain Pierrard

 

Bon, voyons, par où commencer ? cela va être difficile, un tas d'émotions diverses se bousculent dans mon souvenir et je ne suis pas capable d'y remettre de l'ordre !  Après bon nombre de concerts ici où ailleurs, je pensais que rien ni personne n'aurait pu encore me bluffer... perdu... le petit chanteur d'Icogne,  dans cette mise en scène impeccable, a réussi à soutenir la comparaison avec les plus grands. Chapeau bas !

 

Je n'arrive même plus à me souvenir de l'ordre de passage des chansons ! complétement largué ! je vais donc relater mes sentiments dans un total désordre ou presque, les yeux et les oreilles encore en otage.

 

L'astronaute, ma chanson préférée de l'album, aérienne et légère, à déguster en entrée, sans modération, déjà taper dans les mains, déjà envie de quitter le fauteuil confortable. Un hit ! le hit !

Pour un fan de foot, je ne pouvais qu'écouter attentivement la ptite nouvelle : Le ballon, subtil compromis entre En cloque et Chanson pour Pierrot, joli clin d'oeil, belle écriture, je ne sais pas si le petit Aymon sera footballeur, mais son père lui est un dribbleur de mots, un chasseur de but, ... son but.

Tiens en parlant de Renaud... Elle a vu le loup, cent, mille fois mieux que l'original, mais je me repète d'un concert à l'autre. Tiens dès demain, j'envoie le Cd à Monsieur Séchan, histoire de le rendre jaloux !

Des hommes à la mer et Viendras-tu avec moi, réunis dans cette alchimie du texte et de la musique, des envolées musicales intenses, des jeux de lumière soutenus, fermer les yeux et s'envoler très haut. Sur le moment j'ai comparé cette sensation avec celle, unique, ressentie pendant l'An Mil de Michel Sardou.

Catégorie tendresse, Aurore boréale, tellement belle , tellement pure et Melody, toujours là.

Mon arbre, avec une intro inédite, unique chanson rescapée des débuts (dommage)

Humour avec le Petit zizi et la Planche à repasser, maintes fois déjà j'ai évoqué l'écriture de Lynda, je persiste et je signe. C'est aussi subtil que les mots de la meilleure parolière du monde.

Pas envie de m'étendre sur la chanson en anglais, bien interprétée, à trois voix par moment, pas désagréable à entendre, mais pas indispensable. Il y a sans doute d'autres trésors cachés dans les cahiers du Moineau.

La Nuit, voix limpide qui s'élève du néant, du fond de la nuit, belle prestation qui m'a amplement réconcilié avec cette chanson très forte, qui sur le disque ne parvient pas à me convaincre totalement.

L'aviateur... morceau sympa, sur lequel le public a bougé, pas la meilleure création de Marc sans doute, mais le niveau à atteindre étant ce qu'il est, ça devient difficile de faire mieux.

Fin de soirée, apothéose, Le cendrier, toujours aussi prenante, à savourer les yeux mi-clos, tant de souvenirs qui défilent, et ce silence fabuleux du public qui attend la dernière réplique, le dernier silence du vent, pour exploser  dans un tonnerre d'applaudissements qui englobe toute une équipe soudée, sympa et remarquable.

 

Une fois le silence revenu, j'ai oté le cd de mon lecteur. Pendant quelques jours, il va me paraître bien fade.

En passant devant les hauts-fourneaux de Collombey, une image surgit : la flamme permanente qui brûle dans l'âme de ce chanteur étonnant, si fragile et si fort. Rarement un spectacle ne m'aura autant fait "planer". Peut-être faudrait-il aller voir Mylène Farmer... ;-)

 

Très pro, Très fort ! Merci pour l'émotion !