Marc Aymon

en live  -  2010 - 2014

 

Années 2002 à 2005                    Années 2006-2009   

 

 

2014

 

2 février 2014  - Azimut  - Estavayer-le-Lac

 

  

 

Ca faisait longtemps ! précisément depuis fin juillet 2013 à Avignon.  La faute à un agenda un peu chargé, et aussi au fait que je suis très sectaire et que je n'aime pas trop les concerts où la scène est partagée entre plusieurs artistes... surtout si les artistes en question ne me suscitent qu'un intêret poli mais limité. Du coup il a fallu attendre cette date à l'Azimut, en version trio pour reprendre une dose de Marc Aymon dans les oreilles.

 

Je pensais avoir quelques surprises, quelques inédits peut-être, et ce fut partielleemnt le cas, avec une nouvelle chanson, quelques arrangements nouveaux, et une reprise de Souchon. Pas de révolution donc, mais une prestation solide et un concert très dense, bien suivi par un public plutôt enthousiaste. Un reproche général toutefois, tu fermes trop souvent les yeux. Pas facile de trouver une photo où ce n'est pas le cas. Fais gaffe à ne pas devenir le Julio Iglesias de l'Helvétie :-) !

 

Sous les applaudissements, le chanteur entre seul en scène avec sa guitare, et chausse une paire de lunettes à la mode (bien moches donc, selon mes goûts :-) ) et sa première phrase est "J'deviens vieux... prenez pas des photos pour mettre sur facebook..". (J'en ai pris mais je les garde pour moi ;-) ). Les lunettes, c'est pour déchiffrer les paroles d'une toute nouvelle chanson, d'après un poême de Baudelaire "Elévation". Une chanson calme et poétique, qui pour mon goût manque un peu de mélodicité. Elle ne sera probablement jamais dans mon top 10, mais elle plait aux filles à priori !

 

Après cette entrée en matière inattendue, il est rejoint par les deux musiciens qui vont partager la scène, Raoul Baumann au piano et Manu à la batterie, dont c'est le baptême du feu, sous les yeux de son amoureuse :-). Une longue intro nous annonce "Le voyage avec toi est si beau", voyage intense, la main serreé sur le pied du micro, et très applaudi. "La nuit" s'avance ensuite, toujours aussi pure et mélodieuse, prolongée par une partie instrumentale sympa. Nouvelle intro connue, et c'est parti pour "Vendre son âme au diable", une bien belle chanson tant musique que paroles !

 

Ensuite vient le moment d'une longue histoire sur le voyage aux States. Ce qui est bien c'est que chaque fois il y a une anecdote en plus, ce qui fait que ce préambule s'allonge, s'allonge, jusqu'à arriver chez "Captain Luke" sur lequel le public va se lâcher un peu.  Le côté "Adolescent" du vieux bluesman nous offre la prochaine chanson, avec cette fois une bonne partie de la salle debout. Reste ardent, mon coeur adolescent ! L'ambiance décolle.

 

Retour au calme, et à la sérénité avec l'"Amandier en hiver", qu'il aime tant, mais que je commence franchement à avoir assez entendu sur scène. Arrive l'"Homme à la mer" avec ses paroles magnifiques : "donne-moi, donne-moi quelque chose qui ne s'éteint pas... ". On retourne ensuite à l'anecdote, avec le récit de la rencontre avec Drucker et Juvet et l'interprétation sympa de "La Musica" qui récolte bien entendu des applaudissements féminins :-). On poursuit avec une chanson pour vétérans, écrite vers 15-16 ans et déjà jouée avec Mistral . Elle s'est toujours appelée "X" et je ne sais toujours pas pourquoi !

 

La chanson suivante a démontré que le choeur d'Estavayer était au point pour les "Damdidam" "Va vers ce que tu aimes" n'est peut-être pas un des chef d'oeuvre de Marc en matière de texte, mais elle fait mouche à chaque coup. En parlant de coup, le yukulélé fait son apparition et c'est "Le coup parfait" qui déboule, sans partenaire puisque visiblement Raoul ne se sent pas l'étoffe d'un Mr Roux !

 

Dans un silence de quasi cathédrale, et courbé par le fardeau de son texte, Marc nous assène ensuite l'exceptionnel "Je voudrais pas crever" toujours aussi intense, avec une partie finale plus enlevée encore (peut-être un peu trop d'ailleurs car la batterie couvrait les paroles). Ovation longue et méritée pour ce chef d'oeuvre d'interprétation.

 

Saisissant sa guitare Marc va alors grimper sur une chaise du premier rang, et entamer "Embrasser les orages" chanson rock fabuleuse que je pourrais écouter en boucle des heures durant. Le public étant à nouveau debout, il va le rester pour fredonner l'autre vétéran "Mon arbre". Sen ta boteta ! et onduler ensuite derrière le vélomoteur de l"Astronaute". Joli moment ! Le chanteur quitte la scène, mais le public chante chante et les musiciens reviennent pour un rappel entamé par le puissant "Creuser la mémoire de la boue", sur la fin duquel un petit cafouillage va faire que notre Marc va se comparer à Maria Callas (gaffe à la grosse tête lol). Et puis le moment de la dernière chanson, la bien nommée "Je pars" que je trouvais un peu mièvre au début, mais qui me parle de plus en plus.

 

Les applaudissements ne s'arrêtent plus et Marc décide de sortir de son chapeau un "bizutage" pour le petit nouveau, une reprise du classique de Souchon "La vie ne vaut rien", qui débute assis au bord de la scène, et qui va se transformer en une promenade en trio tout autour de la salle, et s'achever après un enième passage dans les coulisses par un dernier acord de guitare debout derrière le bar. Apothéose et belle soirée. Merci !!!

 

 

 

2013

 

31 juillet 2013  - Théâtre des Trois soleils   - Avignon

 

Le hasard a voulu que mes vacances à l'Isle sur la Sorgue aient coincidé avec les derniers concerts de Marc au Festival d'Avignon.

 

Je me réjouissais vraiment d'assister à ce concert solo, et de voir qu'un public autre que les habitués pourrait aussi être touché par l'artiste. Malheureusement c'était le dernier jour du Festival et la majorité des spectateurs étaient soit repartis, soit lassés. De plus Les Trois Soleils est sans doute le théâtre le moins bien situé de tous, puisqu'il est pratiquement au bout de la vieille ville, à plus d'un quart d'heure de marche du palais des Papes.

 

Le concert aurait été agréable, si je n'avais pas eu toujours à l'esprit cette impression pénible générée par l'absence de spectateurs; une sorte de gène d'être là et d'obliger l'artiste à faire le show envers et contre tout. Je lui rends hommage d'avoir tenu la baraque comme tous les autres jours, se forçant à mettre tout son coeur dans ce spectacle. Moi j'ai mis 8 mois à écrire ces quelques lignes tant cette absence de public me ramenait des anneés en arrière dans une usine de Vernayaz ! J'espère vraiment que les prochaines sorties hors de nos terres seront moins décevantes !

 

 

13-15 février 2013  - Chapiteau du Théâtre de Vidy  - Lausanne

 

   

 

Pénible concert ! Oh pas à cause du spectacle proposé, mais bien parce qu'il faut vraiment être fan inconditionnel pour traîner son rhume dans une salle de spectacle en essayant pendant 2 heures d'éviter de tousser toutes les trente secondes. Heureusement que ce n'était pas un concert en mode acoustique, ça m'a permis de passer un peu plus inaperçu :-)

 

Bon allez, retour à la musique !  Comme déjà constaté aux Docks, la coupure brutale entre la bande son de Johnny Cash et l'intro pour le moins énergique de La nuit en fait sursauter plus d'un ! Cette version musclée de La nuit donne le ton, ce sera rock ou ce ne sera pas. D'autant que Le voyage avec toi est si beau, dans la même veine, enfonce encore un peu le clou ! Du coup quelques abonnés, peut-être un peu fragiles des oreilles, ne résistent pas à un besoin urgent d'aller se coucher... tant pis pour eux, ils ont raté l'essentiel, le meilleur et le reste !

 

Ce public est plutôt bon en fait, il tape déjà des mains spontanément sur Adolescent, que Marc nous présente ensuite comme son moyen à lui de ne pas vieillir et de ressembler peut-être un jour à Captain Luke. Euh, c'est pour la musique ou les 14 girl-friends ???  

 

Après je dois reconnaître que j'ai un peu tout mélangé. Trop de brume dans mon vieux cerveau. Du coup, il m'a fallu le concours du chanteur pour remettre de l'ordre dans la setlist. Merci !

 

Donc, on a ensuite eu droit à un texte qui me disait quelque chose, et en fait il s'agit d'un passage de l'Herbe tendre de Gainsbourg, déjà chanté une fois en public il me semble, qui a été enchaîné naturellement avec Hymne. C'est marrant, on aurait dit que c'était fait pour !  Après ce moment de poésie, une dose de mélancolie avec l'Amandier en hiver, avant de reprendre le chemin de l'énergie par une version épurée de Vendre son âme au diable, précédent le doux Je pars. Mais c'est pour mieux revenir et faire fredonner le public sur l'accrocheur refrain de Va vers ce que tu aimes.

 

Place ensuite à l'hommage à Hélène Grimaud et ses loups, le magnifique Libre, sorti tout droit des forêts de South Salem. Une petite anecdote sur Alain Morisod et ses coups de coeur, pour expliquer la rencontre avec Patrick Juvet, et une reprise de La Musica qui semble, vu les commentaires entendus après, faire mouche auprès d'une bonne partie du public. Ouais..., c'est pas vraiment le super pied pour moi, déjà rien que l'auteur...lol.... mais bon, s'il faut en passer par là pour conquérir le monde, allons y ! E viva la musica !

 

Des hommes à la mer s'invitent ensuite traditionnellement au voyage, avant que, ukulele à la main, Marc ne précise que la chanson suivante c'est de l'humour.... histoire que personne ne le prenne pour un sérial killer :-). Laure Betris tente un Coup parfait, mais se fait arrêter en plein crime par un chanteur ayant un peu raté l'accordage de son petit instrument ! (son ukulele hein, n'ayez pas le mauvais esprit !). Quelques secondes à meubler, sans que Sacha ne se décide à nous faire un breakdance sur la tête, dommage ! accordage fait, c'est reparti, et les enfants sont toujours cachés dans les waters !!! ouf !  

 

Un mini-break, une introduction musicale sombre, un chanteur accroupi au centre du plateau qui se lance dans l'interprétation sublime de ce monument qu'est Je voudrai pas crever, rictus aux lèvres, mains qui se tordent. Il vit la chanson comme jamais. Non Messieurs, non Mesdames, il ne faut pas passer à côté de ce moment magique.

 

L'auto-harpe en mains, c'est le moment de revisiter un grand classique, Mon arbre, que pas mal de gens semblent connaître. Et puisqu'on y est, pourquoi ne pas prendre une petite dose d'apesanteur avec un Astronaute léger et virevoltant.

 

"On est dans un thêatre ou dans un club ?" "dans un club ? ok ! alors levez-vous !" et c'est parti pour ma nouvelle chanson fétiche, Embrasser les orages, embrasser ce qui est, ce qui était, ce qui sera, embrasser jusqu'à l'épuisement. Trop bien, Yes !  Le public reste debout pour apprécier Creuser la mémoire de la boue, avant que Marc ne nous confirme dans un silence retrouvé qu'il est toujours Vivant.

 

Un nouveau rappel, une guitare à la main et un petit tour dans le public pour finir le show avec  X.  Enregistré sur le EP de Mistral en 2000... eh oui, c'est tellement vieux que je dois être le seul à savoir les paroles. Pfff, on dirait un ancien poilu qui parle de sa guerre !!!! loooool

 

Tiens on n'a pas vu le loup ce soir ! peut-être que ca fait trop de canidés après Libre :-).

 

Mention spéciale à toute l'équipe, des musiciens solides qui assurent le show, un bon son, un éclairage très en osmose avec le contenu. Bref une excellente soirée.

 

Bon, on remet ça samedi, en espérant que je puisse apprécier le spectacle en respirant un peu mieux !

 

 

--- Et finalement j'ai fait 3 concerts, dont un un peu spécial, après lequel, dans une salle presque vide où ne restaient que les aficionados, Marc m'a chanté, assis à côté de moi, le fameux "Nouveau départ" que je réclamais depuis des lustres. Depuis ses duos avec Samuel Morard !!!!  Merci infiniment pour le cadeau l'ami !!!

 

 

2012

 

9 décembre 2012  - Théâtre du Lapin Vert  - Lausanne

 

Ambiance très feutrée dans cette jolie petite salle lausannoise où nous débarquons pendant la prestation d'un drôle de duo, dont le nom ne restera pas à la postérité.

 

C'est avec un peu de retard que Marc Aymon va investir la scène, devant une cinquantaine de spectateurs, très calmes, mais plutôt disciplinés, ce qui est assez rare pour être mentionné. Un show-case acoustique en solo, sans commune mesure avec celui de la FNAC. A la FNAC, Marc s'est amusé. Ici, j'ai plutôt l'impression qu'il s'est ennnuyé, vu le manque de répondant de la salle.

 

Début de set, avec une version un tantinet modifiée du Voyage avec toi est si beau, qui précédait cette fois ci Des hommes à la mer. Pour les deux premiers morceaux, Marc a décidé de les expliquer après, avant de revenir à la chronologie, pour nous raconter Captain Luke et ses girl-friends, récoltant quelques rires complaisants. L'enchaînement avec Adolescent est reconduit, avant que Vendre son âme au diable ne retentisse, ou devrais-je dire ne soit glissée, tellement elle a paru contenue, en comparaison avec des versions déjà entendues.

 

C'est alors que le timide Pourquoi que je vis a introduit le moment "romantique" poursuivi avec l'Amandier en hiver, et conclu par Si je mourais là-bas (superbe !).  Mais après une telle succession de plats sucrés, le public déjà très amorphe, avait achevé de s'endormir !!

 

La mandoline en mains, Marc invite alors M. Roux (ou son profil droit) à interpréter en duo Le coup parfait, qui fait toujours mouche, et sur lequel il a réclamé et obtenu non sans mal quelques choeurs bénévoles, avant d'enchaîner sur la chanson pour les footballeurs, j'ai nommé Le ballon. Tiens ça faisait un petit moment, elle me manquait !!!

 

L'astronaute, parachuté dans le calme sidéral de cette salle assez peu lunaire, a erré de nuages en nuages, rencontrant quelques battements de main polis, avant que Marc ne nous présente son auto-harpe, avec laquelle il va réussir une chouette interprétation de Mon arbre, même si l'auto-harpe, mal assurée, a bien failli rendre son âme aussi.  Voilà, c'est déjà la fin, avec Je pars, tout un symbole.

 

Le très sage public va alors pour la forme réclamer un rappel, qui se fera debouts sur l'air reggae de Elle a vu le loup. On attendait encore un ou deux morceaux, mais visiblement le chanteur n'était pas trop enclin à se sentir plus longtemps seul au milieu du silence. Exit donc Enbrasser les orages, Le cendrier ou Je voudrai pas crever. Fin en queue de poisson, et résumé en une phrase..."c'était un peu le bordel".

 

Mon commentaire à moi, en regardant le programme truffé d'inconnus de ce festival "Lâche ta doudoune".... mais qu'est-ce qu'il venait foutre dans cette galère ??

 

 

10 novembre 2012  - FNAC  - Lausanne

 

 

 

Un show case dans un magasin... ouais ... voilà qui me rappelait quelques souvenirs, et pas forcément des plus fabuleux. La dernière fois, il devait bien y avoir 10 spectateurs dont 3 attentifs. C'est donc avec un peu d'inquiétude, et persuadé qu'en une demi-heure l'affaire serait faite que j'ai quand-même décidé de me rendre en voisin dans la capitale vaudoise.

 

Contrairement à certains autres sets du même genre, pas d'estrade dressée au centre du rayon disques. Non, il faut se rendre tout au fond, là ou un podium existe à demeure, mais aussi là ou le public ne passe pas forcément. Bon, on s'installe au premier rang et on attend. Le sound check se termine, et le local se remplit. D'abord des connaissances, des initiés dira-t-on, ceux qui suivent Marc et la chanson romande partout. Mais, pas seulement ! preuve en sera le nombre de personnes qui feront la queue à la fin pour faire dédicacer un disque fraîchement acquis.

 

J'ai un regard sur la set-list, longue, et je me dis que ça va peut-être durer un peu plus. Entre parenthèse la set-list ne fut utile qu'épisodiquement vu la manière  dont s'est déroulé le show :-)

 

Entame classique avec une première arme fatale, Des hommes à la mer, de manière à mettre en condition les indécis, et puis surtout cette envie de parler avec les gens, de raconter un voyage, des anecdotes, une envie de s'amuser permanente, et ça c'est bien agréable de nos jours.  De voyage justement, on va en parler avec Le voyage avec toi est si beau, inspiré par la lettre d'une admiratrice, suivi de la dédicace au vieux bluesman Captain Luke, qui a su garder son âme d'Adolescent, bel enchaînement !  

 

Et puis Marc demande si quelqu'un veut une chanson particulière, et j'entends répondre : Le cendrier. Ca commence bien ! Et moi assis, les yeux rivés dans les mots du chanteur, j'ai du mal à rester serein. Non les héros ne meurent jamais, mais certains ne chantent plus... putain d'alcool ! Ren reviens !!!!!  De derrière moi un jeune homme se lance : "puisqu'il faut être un peu fou, j'aimerais bien chanter en duo avec toi Le coup parfait". Ni une ni deux, 2ème micro, et Marc qui se souvient de 2002, de la Fnac Balexert, et de JLA. Ce soir là, le jour s'était levé sur un rêve. Et Yanis va vivre le même rêve. Joli duo, super moment d'amitié.

 

Ma chanson préférée dit le chanteur, avant d'attaquer Vendre son âme au diable. Et puis il raconte comment, de passage à Bruxelles (bises à LNA), il s'évadera sur quelques toits, ce qui nous amène bien sûr vers un Astronaute. C'est le moment que les gens se bougent, debout là-dedans ! et ça marche.... yes ! Rupture calme avec L'amandier en hiver toujours debout, et Marc revient à la pêche aux chansons. J'ose un timide Embrasser les orages, je ne suis pas seul. Chouette version d'une magnifique chanson, dont je connais maintenant la genèse.

 

Il demande au public s'il veut bouger, ben oui on veut ! et c'est Elle a vu le loup qui déboule, tant mieux ou tant mieux, c'est un joli coup et un bon parti !  Sur la lancée on va fredonner Va vers ce que tu aimes, enfin on, sauf moi, parce qu'il pleut déjà assez !!!  Le concert doit se terminer. Il faut laisser place aux dédicaces, faut bien que le magasin s'y retrouve ! oui mais, voilà, le chanteur n'a pas trop envie de s'en aller, pas plus que nous. Alors il exauce une nouvelle demande, L'aviateur, version jazzy et claquement de doigts, avant d'enchaîner directement sur Je pars, de circonstance.

 

C'est donc terminé. Oui mais non, "je peux encore une, vous voulez quoi ?"  Hissons les voiles pardi, la chanson avec laquelle tout a commencé, une amitié, une fidélité, une aventure... Nendaz 2001... c'est loiiiiiiiiin !!! et Marc n'oublie pas de dire que parfois je critique :-)... ben oui, quand je n'aime pas trop je le dis, je suis trop vieux pour faire dans les bisounours ! mais là mon pote, j'ai rien à dire de mal. C'est simplement un super moment de plaisir partagé avec plein de gens motivés. Une super ambiance et un public bien moins coincé que dans certaines salles que je ne citerais pas !

 

Plus d'une heure de bonheur. Et Stars 80, le soir pour continuer à être heureux !  

 

PS : et t'as de la chance, j'ai hésité à réclamer Marmot'ska, Jade, ou Estopie.... mais j'avais pas apporté les paroles :-))))

 

 

27septembre 2012  - Les Docks - Lausanne

 

 

 

 

Cinq jours se sont écoulés et j'ai hâte !  Hâte de voir Marc Aymon aux Docks, avec un public curieux et debout, hâte de connaître les réactions à chaud de ma critique musicale préférée. Hâte aussi de partager enfin à nouveau un concert avec mon amie à moi que j'ai :-)

 

Après quelques prémisses culinaires que je vous passerai, (mais quand même le café du Raisin à Renens, c'est quelque chose !), direction la zone glauque de notre chef-lieu, avec une inquiétude bien ancrée, le public aura-t-il répondu présent ?  

 

Une demi-heure avant, c'est plutôt maigre, il y a les amis, les amis des amis, et puis, gentiment ça va se remplir pendant la première partie. Au final, dur d'estimer le nombre de spectateurs, mais du beau monde assurément, le gratin de l'univers de Marc : François Vé, Eric Constantin, Jacques S. du Chant Laboureur,  Aliose, Fabien Sevilla, Patrick et José les  "anciens" que je n'oublierai pas, et Jean Passe (hmmm).

 

Dock rimant avec Rock, c'est une version encore plus énergique du show qui a rempli nos yeux et régalé nos oreilles. Même setlist qu'à Valère, à deux exceptions notables près. La disparition de "Mer", qui effectivement dans ce type de salle n'aurait peut-être pas trouvé son public, et le retour au deuxième rappel, bien calé entre "Elle a vu le loup" et "Va vers ce que tu aimes" de la toute ancienne chanson "X", au moins aussi antédiluvienne que "Mon Arbre", époque Mistral ! Onze ans de fidélité réciproque ! et que de nostalgie aussi en pensant aux aléas de la vie qui ont brisé des amitiés. Mais, on a creusé la mémoire et on a tout retrouvé !

 

Et le reste ?  et bien tout le monde a flashé sur "Le voyage avec toi est si beau", à tel point que c'est ce morceau que le groupe a repris avec une énergie vibrante pour un dernier rappel musclé. Et finalement après plusieurs écoutes, le petit désagrément d'avoir des paroles parlées s'estompe gentiment. Comme quoi je ne suis pas un imbécile, j'arrive à changer d'avis.  J'ai même aimé un jour du slam (merci Narcisse).

 

C'était un concert sans fausse note... à peine une fausse guitare. Une prestation convaincante vraiment, avec une équipe bien en place, des musiciens qui assurent le job. J'ai mieux pu les observer ce soir. J'ai trouvé le pianiste Raoul Baumann très vivant, toujours prêt à chauffer la salle, Laure Betris et Nicolas Pittet efficaces, même si je n'y connais rien en basse et en batterie :-). Et que dire de Sacha "Love", l'homme aux lunettes à rendre jaloux Michou, un extra-terrestre ou simplement un guitariste de génie ?  à ce jour, il n'y a guère que Christophe Van Huffel qui m'ait autant impressionné.

 

Ce fut vraiment une chouette soirée. On a tapé dans les mains à se démolir les paumes, on a bougé sans cesse, aux rythmes du "Coup Parfait", de "Creuser la mémoire de la boue", d'"Adolescent", de "Vendre son âme au diable" et de tous les autres. On a chanté les refrains. On a savouré "Si je mourrais là-bas" et écouté religieusement le fabuleux "Je voudrais pas crever", interprété juste à couper le souffle.  Et moi, perso je me suis éclaté comme rarement sur une chanson. Il y avait "Juste une gigue en do" de Soldat Louis, "500 connards sur la ligne de départ" de Renaud, "Danse avec les vieux" de Blankass. Il y a maintenant "Embrasser les orages" de Monsieur Marc Aymon. Putain de chanson rock pour un putain de chanteur rock !

 

Allez, un dernier mot, pour dire comme Renaud, "merci beaucoup infiniment" à une certaine valaisanne d'avoir fait le déplacement. Nos regards, nos sourires, nos souvenirs, ça vaut bien plus que tous les discours du monde.

 

 

22 septembre 2012  - Théâtre de Valère - Sion

 

 

Enfin !!!  un peu plus tard que le Beaujolais nouveau, mais avec au moins autant d'arômes, le Marc Aymon nouveau nous est livré dans un bel emballage rock, entrecoupé comme toujours et comme seuls les vrais artistes savent le faire, de contrepieds étonnants.

 

Un concert intense, résolument rock donc, avec une nouvelle équipe, au sein de laquelle Sacha Ruffieux fait déjà figure de vétéran :-) et une grande première, puisque Marc s'est adjoint le concours d'une bassiste en la personne de Laure Betris, également connue en tant qu'artiste sous le pseudonyme de Kassette.

 

Musique un peu blues pour nous faire patienter, et le groupe s'installe. On est pris de court lors qu'ils attaquent en force une intro qui donne le ton, romantiques et fleurs bleues s'abstenir. "La nuit" nous enveloppe et on comprend déjà, aux attitudes de Marc, que les expériences vécues lui ont donné une assurance et une présence sur scène jamais atteinte. Un "bonsoir" lancé à la cantonande, et déjà la première chanson du nouvel opus "le voyage avec toi est si beau". Musique remarquable, rythme impeccable, beau texte. Après, il faut aimer les chansons parlées, ce qui n'est pas vraiment mon cas. Mais il faut avouer qu'elle trouve meilleure grâce à mes oreilles sur scène que sur disque. 

 

Court dialogue (Marc parle un peu moins et chante beaucoup plus, il a trouvé un bon équilibre), il nous raconte sa rencontre avec "Captain Luke" par le biais d'un blues rock qui va se voir gratifier d'un nouveau départ, après un petit cafouillage musical. Chanson sur laquelle les gens tapent des mains, mais pas le tube qui va m'accrocher aux cintres. Sans transition, sur le même rythme rock qui donne une énorme envie de danser, "Adolescent" qui n'a pas pris une ride encore. Mais le public est sage ou trop bien assis... ce ne sera pas encore pour cette fois.

 

Marc change de guitare, et  attaque en solitaire le court et très mélodique "Hymne" avec que ne débute sur des sons synthétysés une version 2012 de l'"Amandier en hiver" tout à fait surprenante, plus travaillée, bref, moins gentille qu'auparavant. Quelques applaudissements plus tard, le battement reprend avec énergie pour accompagner l'intro du désormais classique mais incontournable "Vendre son âme au diable". Celui-ci n'a pas beaucoup changé, car il colle parfaitement au nouvel univers musical. 

 

Intro tout en douceur pour le superbe "Si je mourrai là-bas", toujours aussi épuré et aérien, qui précède l'hommage à Helène Grimaut, sobrement intitulé "Libre" que les spectateurs écoutent dans un silence presque de cathédrale., avant de recommencer à taper dans les mains sur l'efficace "Je pars", deuxième extrait du nouvel album. C'est alors que Marc va nous parler de sa relation avec l'ennui, et pour l'illustrer se lancer dans sa mise en musique d'un poême hispanique "Mer", soit sept minutes de vers, qui semblent lui avoir beaucoup parlé, mais qui me laissent plutôt indifférent. Cet endroit du cd ne sera pas usé par mes écoutes.

 

On retourne ensuite en direction du rock, avec le connu "Des hommes à la mer", efficace et énergique, précédent le duo mythique du "Coup parfait", sur lequel Laure tire très bien son épingle du jeu. Enfin le frileux public valaisan se lève. Et les musiciens en profitent pour faire durer le morceau, et c'est bon !!! Mais voilà, la setlist est ainsi faite que tout ce petit monde va se rasseoir, puisque Marc, accroupi au centre de la scène, va attendre le silence retrouvé pour se lancer dans la démonstration qu'il est aussi un interprète exceptionnel. Ce "Je voudrais pas crever" est encore plus saisissant que précédemment. 

 

C'est alors qu'empoignant une "planche à laver" de Pennsylvanie à 47 cordes, Marc entame une nouvelle mouture de l'indestructible "Mon arbre", chanson-culte s'il en est, et connue par coeur et choeur par les trois-quart du public. Une anecdote plus tard, c'est avec une intro nouvelle que va débouler l'"Astronaute", un peu arrangé, mais pas trop, pour qu'on puisse le retrouver sans se tromper de toit. Ca tape mais ça ne se lève pas, déprimant !!! Il faut que le chanteur nous demande si on a envie de bouger, pour que finalement, ça se lâche, et pas sur n'importe quelle chanson. A la première écoute de l'album, c'était déjà MA chanson, en live version rock absolu, c'est juste un délice, "Embrasser les orages", et plutôt dix fois qu'une. 

 

Voilà, c'est terminé... ou presque, après un rappel nourri, retour du groupe in-corpore pour le premier single de l'album "Creuser la mémoire de la boue", là aussi plus rock que sur le cd et très très efficace en terme de marketing. Nouvelle rupture de genre ensuite avec "Vivants", chanson assez calme, et pour moi pas essentielle.

 

Deuxième rappel... et retour en solo, "vous voulez quelle chanson" ? "Elle a vu le loup" bien sûr, debouts et vivants ! avant de terminer par un autre hymne incontournable "Va vers ce que tu aimes" ... un "da lalalala didam didam" inextingible jusqu'au retour de la lumière.

 

Déjà terminé ! on aurait bien pris encore quelques minutes de plaisir en rab. 

 

Les impressions générales en 2 mots : rock et maîtrise !   à revoir très vite aux Docks, debouts !!!!!!!!!!!!!

 

 

 

2011

 

22 janvier 2011  - Chant des beaux humains - Lausanne

 

   

 

Oui, je sais, mon assiduité à faire les récits de ces concerts a failli !

Il faut bien avouer qu'à force, j'étais plutôt à court d'inspiration et de nouvelles tournures.

 

Mais qui dit nouveau spectacle, dit forcément plein de choses à découvrir. Et pour cette première,avec Aldebert en seconde partie, ce ne pouvait qu'être une belle soirée.

 

Un pianiste comme seul accompagnant, mais quel pianiste ! Olivier Magarotto, remarquable, entouré d'une armada d'objets non identifiés. 

 

Sous l'éclairage, ou plutôt le noir, concocté pour l'occasion, les deux compères s'installent, et déjà une musique inconnue chatouille mes tympans. De cette première chanson, mystérieusement intitulée Zürich 8 février 2010, je ne sais pas quoi dire. En premier lieu, elle est plus parlée que chantée, et les mots ne sont pas prononcés dans le tempo exact de la musique. C'est déroutant. 

 

Déroutant, voilà le mot juste pour qualifier une bonne partie de ce concert. Des sonorités inattendues, des expérimentations musicales qui se rapprochent des disgressions de Christophe ou de Benjamin Biolay.

 

Retour à du plus prévisible, avec une jolie version d'Un amandier en hiver, avant que Marc ne nous explique que ce premier concert sera l'occasion pour lui de délivrer quelques clins d'oeil, comme celui qui va suivre immédiatement. Une reprise touchante et bien maîtrisée de Dans ton sac, chanson de notre idole commune Renaud. 

 

Des hommes à la mer prennent le relais, toujours aussi prenante, avant que l'on nous annonce un texte rendant hommage au talent d'une pianiste nommée Hélène Grimaud. Pourquoi elle, et pourquoi lui faire écrire par un loup, voilà des questions qu'il faudra que je pose à l'auteur. Qu'importe, Chanson pour H.G. est une belle chanson, avec une mélodie et un refrain que l'on peut retenir. Y a juste un détail du refrain, une répétition de mots qui m'a géné. Détail !

 

L'astronaute n'a pas trop changé je trouve, et c'est vrai qu'après un début de concert assez calme, il était temps que le public se réveille un peu. Réveil timide d'ailleurs., puisque la douceur va revenir immédiatement après avec le toujours magnifique Ballon, qui même pour un fan de foot, reste une des plus belles chansons que Marc ait écrite.

 

Une intro péchue, et une musique qui me rappelle des lointains souvenirs. Waow ! ressortie de l'époque Mistral, et du premier CD 4 titres, le retour de X. Titre anonyme, mais chanson qui ne passe pas inaperçue. Elle va être suivie de la chanson qui traditionnelement fait se lever les spectateurs, Elle a vu le loup. Mais là, rien à faire, les lausannois restent figés sur leurs sièges. Peut-être en partie la faute à un arrangement nouveau, plus jazzy, qui rend moins entraînant le morceau. Un peu dommage à mon sens. Finalement malgré les incitations, seules deux fans d'Aldebert ont joué le jeu. C'est peu !

 

On s'est ensuite immergés provisoirement dans la poésie avec le superbe Si je mourrais là-bas, avant de basculer à nouveau dans la surprise sur Vendre son âme au diable, conclue par une séance électro, avec jeux de lumières incorporés. Inattendu et très bien accueilli par un public cette fois debout, qui en redemande.

 

Retour à la poésie, avec Hymne, petit morceau sympa, mais pas totalement nécessaire (en fait, je crois que je n'aime pas les mini-chansons, on n'a pas le temps d'y rentrer) suivi du bluffant Je voudrais pas crever. A chaque fois, les gens qui ne connaissent pas sont scotchés par la voix énorme et la rage qui peuvent sortir des tripes de ce surprenant chanteur.

 

Petite présentation humoristique pour introduire Le coup parfait, qui fait mouche à chaque fois, avec un public à nouveau debout, mais oui ! Les choeurs sont au point et Olivier se fait un plaisir de les éclairer.  

 

Deuxième reprise de la soirée, je la connais mais je ne remets pas de nom dessus. Ma chérie me murmure que ça doit être du Eicher. Pas d'ami comme toi est une belle reprise, même si, à la base, elle m'interpelle peu, vu que Stephan Eicher n'est pas mon chanteur suisse préféré... forcément !

 

Nouvelle mélodie connue, et une envie de fredonner qui monte, c'est Va vers ce que tu aimes qui réanime à nouveau le public et qui enchante particulièrement ma moitié.  Voici venu le moment de retrouver l'immense Cendrier. Version classique avec le silence du vent, et les émotions. La semaine a été trop riche en mauvaises nouvelles. Les larmes perlent en souvenir de tant de choses partagées avec tant de gens biens. Val, je pense fort à toi !

 

Arrive le dernier morceau, nouveau lui aussi, et sobrement intitulé Je pars. Curieusement je suis partagé entre deux sentiments sur ce morceau. Je suis convaincu que c'est avec ce type de texte que Marc peut arriver à faire front sur le marché français, mais pour ce qui me concerne, je n'accroche pas trop à des paroles que je trouve quand-même convenues. C'est peut-être trop sévère, mais j'ai un peu l'impression d'écouter du Grégoire. je suis sûrement excessif et j'espère que tu ne m'en voudras pas, chanteur. C'est juste mon ressenti à chaud. Je vais devoir réécouter.

 

Au final, un bilan très positif malgré mon appréhension envers le mode acoustique. Mon arbre et la planche à repasser parties, c'est un nouveau tournant. Adolescent me manque aussi. Mais bon, y a des choix à faire, c'est inévitable.

 

Voilà, le concert est terminé et on attend la (très bonne) prestation d'Aldebert. Forcément, je suis un peu moins touché, même si ce bonhomme respire la gentillesse.  Mais ça ne fait pas dix ans que je l'écoute, lui !

 

Eh man !! 10 ans le 7 avril 2011 !!!!  et si on fêtait ça ?

 

 

2010

 

12 mars 2010  - Théâtre du Crochetan - Monthey

 

  

 

Depuis que Marc avait annoncé la présence de Monsieur Roux pour cette soirée, je m'étais dit que ce concert n'était surtout pas celui qu'il fallait manquer. J'avais bien raison (et plutôt doublement).

 

Le théâtre du Crochetan, je ne connaissais pas. C'est une très jolie salle, et les fauteuils sont très (trop) confortables. Ils étaient parfaits pour une première partie ennuyeuse à souhait, mais pas trop appropriés à la facette rock de Marc Aymon. Elle a vu le loup a tout de même réussi à sortir les spectateurs de leur semi-torpeur, tout comme Mon arbre et l'Astronaute sur la fin. 

 

Premières mesures bien bruyantes, et premiers spectateurs d'un certain âge qui, soit reculent vers le fond de la salle, soit s'éclipsent discrètement. Heureusement, ils ne seront pas légion.

 

Personnellement, j'adore écouter Adolescent, Va vers ce que tu aimes, Des hommes à la mer, etc... dans ces arrangements très pêchus. Ma moitié, par contre, préfère largement le mode acoustique... des goûts et des couleurs... C'est vrai que certains morceaux sont très "bruyants" mais ce qui est tout de même remarquable, c'est que la voix et les paroles restent audibles, ce qui n'est de loin pas toujours le cas dans un concert rock. On va dire que le technicien du son y est pour quelque chose ;-) Il est en tout cas meilleur que celui des Cowboys Fringants !!!

 

Donc, après avoir chauffé les oreilles les plus fragiles, Marc a, comme d'habitude, distillé seul quelques perles poétiques ou humoristiques : Un amandier en hiver, La planche à repasser, Le ballon, Si je mourrais là-bas, Je voudrais pas crever. Sur cette dernière, j'ai beaucoup apprécié l'éclairage qui habillait Marc de manière très particulière.

 

Les dialogues d'entre chansons ont été drastiquement réduits par rapport au Bilboquet. Je trouve cependant que l'intro de Hymne, avec la jeune fille au marimba, est interminable par rapport la longueur réduite de la chanson elle-même.

 

Comme promis, Monsieur Roux a donc fait le déplacement de sa Bretagne pour interpréter leur chanson co-écrite Le coup parfait. Ce fut un super moment, d'ailleurs doublé, puisqu'ils ont bissé le morceau. Mais pourquoi ce titre ne passe-t-il pas sur les ondes de toutes les radios ? Il le mériterait sans nul doute.

 

Puis Monsieur Roux nous a gratifié d'une chanson drôle et acide comme il sait les faire, Ma mère la pute. Un petit bijou de provoc  et d'humour. Un régal.

 

Le concert s'est ensuite poursuivi "normalement" jusqu'à ce que pour le rappel Marc nous annonce, qu'il avait presque fini de composer une nouvelle chanson que je nommerai provisoirement Est-ce que tu le vois. Une chanson sur la pièce que les anciens mettaient dans la bouche des défunts. Elle était censée payer le passeur et permettre à l'âme de traverser le fleuve Styx et d'arriver au royaume des morts sans encombre. Tout un programme pour une chanson oscillant entre calme et tempête, que je demande à réentendre pour porter un jugement. A première écoute, elle m'a paru jolie, c'est à dire agréable à écouter, mais peut-être un peu "lisse".

 

Je crois que j'ai cité tous les morceaux, sauf Le cendrier, indispensable et exceptionnelle chanson (j'aime mieux la fin avec le silence du vent), et le très mélodique Ne meurs jamais, sur lequel la présentation des musiciens est toujours un moment super bien amené.

 

L'après-concert nous a permis d'échanger quelques mots avec Marc, mais aussi avec Erwan Roux, qui m'a l'air d'être un type très sympa. Curieusement, il a semblé étonné de pouvoir faire la bise à autant de jeunes filles. A se demander si en Bretagne, on a le droit d'embrasser que les marins :-)))

 

 

28 février 2010  - L'Esprit Frappeur - Lutry

 

  

 

Cette fin d'après-midi pluvieuse aurait pu être banale, mais c'était sans compter sur notre ptit chanteur qui avait investi une nouvelle fois l'Esprit frappeur, sympathique caveau géré de main de maître par Alain Nitchaeff.

 

Vu que l'on avait pris la précaution de réserver assez tôt, la table qui nous était réservée était parfaite, au premier rang, légèrement sur la gauche. La surprise, mais peut-être était-ce dû à l'horaire inhabituel, c'est qu'il y avait passablement de jeunes enfants dans le public.

 

D'ailleurs Marc, à son entrée sur scène, a d'emblée saisi la situation et promis qu'il allait essayer de ne pas dire trop de gros mots. On s'en amusait d'avance, en pensant à la Planche à repasser par exemple.

 

Ce concert acoustique a d'emblée été extrémement agréable, avec une interactivité parfaite entre l'artiste et son public. Comme toujours, Marc s'amusait beaucoup, et nous amusait aussi par voie de conséquence. Certaines mimiques et certains changements de paroles ont d'ailleurs provoqué quelques sourires voire carrément un fou-rire absolu, sur le Coup parfait, lorsque les enfants enfermés dans les waters n'ont plus été éliminés, mais simplement empêchés d'aller à l'école le lendemain. On s'adapte qu'il a dit .... c'était très bien vu.

 

Le concert a été rondement mené avec de longs interludes où Marc nous parlait de l'histoire des chansons, de la jolie joueuse de marimba, de la maison toute blanche avec des gens tout en blanc pour amener l'Amandier en hiver, de Norbert et des vignerons de St-Saph,  etc... le cadre se prêtait bien à ce dialogue, c'était vraiment très sympa. On a même eu droit à un cours improvisé express sur les guitares et les capodastres.

 

La partie "poésie" a comme souvent laissé le public sur le c.. , principalement la superbe interprétation de Je voudrais pas crever, et le magnifique Si je mourrais là-bas.. Je suis plus réservé sur les très courts Hymne et Pourquoi que je vis, qui ne m'apportent pas réellement un plus artistique et que j'aimerais mieux voir remplacés par de vraies chansons d'une longueur usuelle. Mais ce n'est bien sur que ma perception personnelle !

 

Les choeurs se sont montrés tout à fait à la hauteur, compte tenu de la petite taille de la salle, de Va vers ce que tu aimes à Elle a vu le loup, en passant par Mon arbre, sur le dernier refrain duquel Môsieur le chanteur a osé nous dire qu'on chantait aussi mal que des corbeaux. Mais c'est très bien le crôassement des corbeaux, nomého !!!! 

 

Au bout d'une petite heure, le concert était terminé ! enfin presque, car le rappel a bien duré une demi-heure pour notre plus grand plaisir. Tout d'abord avec le concours d'un ami chanteur, Edouard Chapuis, qui a participé dans la mesure de ses connaissances à un duo sur Un homme à la mer, puis a essayé de chanter lui-même un de ses propres textes. Ensuite, Marc a continué de passer en revue son répertoire, en demandant même au public ce qu'il souhaitait entendre. J'ai, comme toujours, réclamé le vieux Hissons les voiles, qui pour l'occasion en plus était à mon sens une chanson qui ne peut que plaire aux enfants.

 

La soirée s'est terminée par le très joli Rose of my heart, avec certes un accent anglais assez approximatif, mais avec un  coeur énorme, et par un Viendras-tu avec moi que je n'avais plus entendu en live depuis pas mal de temps.

 

 

 

23 janvier 2010  - Le Bilboquet - Fribourg

 

  

 

Premier rendez-vous de l'année, ou presque puisque la veille on avait eu droit à deux chansons au Chant des beaux humains, perdues au milieu d'une production hétéroclite et peu inspirée, ou l'absence absolue de charisme de certains nous a encore plus fait prendre conscience de la chance d'avoir un Marc Aymon en Suisse.

 

Bref, c'était donc notre deuxième visite au caveau du Bilboquet, très jolie petite salle dont les gérants sont extrémement sympas. Table en bord de scène pour être au plus près de l'action. Nickel !!!! 

 

Prestation solide d'un groupe bien rôdé, même si ça faisait quelque temps qu'ils n'avaient pas joué ensemble. La play-list n'a pas beaucoup changé. On ne change pas à chaque fois une formule qui fait mouche. Les chansons se sont succédées pour notre plus grand plaisir, et celui d'une salle bien remplie.

 

Je n'ai pas grand chose à ajouter sur le concert en lui-même, sans réelle surprise, mais avec comme toujours la qualité des musiciens et du chanteur, et l'excellent travail des techniciens.

 

Patrick ayant la bonne idée d'avoir son anniversaire ce jour là, un petit Happy birthday spontané lui a causé quelques soucis, puisqu'il a pris conscience de son âge avancé :-))))))

 

Nous avions plusieurs raisons de nous réjouir de ce concert. Nous attendions notamment de savourer en fin de concert les quelques duos annoncés avec le presque régional de l'étape, bien que valaisan, le sieur Eric Constantin. Un monde parfait et Rose of my heart ont répondu à notre attente.

 

Après un bon moment de conversation avec José, Patrick et Eric, l'après-concert, comme souvent au Bilboquet, s'est transformé en une sorte de veillée scout, chacun avec sa guitare, chantant selon son inspiration des morceaux de lui-même ou d'autres interprètes connus. C'était vraiment très chouette, et mon amoureuse a été particulièrement contente de se voir dédier sa chanson préférée Chanteur pour les gosses, par Monsieur Eric Constantin, pendant que Marc, lui, se remplissait la panse dans la cuisine !

 

A coup sûr nous reviendrons, car c'est vraiment une des meilleures ambiances qu'on ait vécu sur l'ensemble des salles de suisse romande.